Le département d’État Américain a actualisé, vendredi 08 mai, son avis aux voyageurs concernant le Rwanda, maintenant le pays au niveau 2, correspondant à une « vigilance accrue », tout en y ajoutant désormais l’indicateur lié à la criminalité et de nouvelles zones considérées à haut risque.
Dans cette mise à jour, les autorités Américaines déconseillent formellement tout déplacement dans une bande de dix kilomètres le long de la frontière entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo, particulièrement dans les districts de Musanze, Rubavu et Rusizi.
Washington classe cette zone au niveau 4, le plus élevé en matière d’alerte sécuritaire, en raison des risques de débordement des violences en provenance des provinces Congolaises du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où plusieurs groupes armés restent actifs.
Selon l’avis Américain, certains de ces groupes sont considérés comme hostiles au Rwanda, ce qui accentue les préoccupations sécuritaires dans cette région frontalière stratégique.
Le département d’État précise également que les employés du gouvernement Américain affectés au Rwanda doivent désormais obtenir une autorisation spéciale avant tout déplacement dans les trois districts concernés.
Outre les risques liés à l’instabilité régionale, les autorités américaines évoquent aussi une augmentation de la criminalité au Rwanda, mentionnant des cas de vols, d’agressions armées et d’autres actes de violence.
Cette actualisation intervient dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes entre Kigali et Kinshasa, sur fond d’insécurité chronique dans l’Est de la RDC et d’accusations réciproques autour du soutien à des groupes armés.
Diddy Mastaki