L'ASBL « Initiative Eminent Mwanda Plus » dénonce avec la dernière énergie ce qui se passe à Mwenga, Shabunda, Walungu, Fizi et Bunyakiri. Dans une déclaration parvenue à notre rédaction, elle qualifie la situation de « route-bureau » de certains services publics.
Selon son PCA, Eminent Mwanda Assani, la route publique est devenue le Bureau de la plupart des services publics.
« Plusieurs services publics s'installent désormais dans la route, transformant le poste de contrôle en une véritable barrière payante », déplore-t-il.
Le cas le plus flagrant est celui du service Anti-fraude sur l'axe Kasika, Mwenga, Evari, Mushweshe et les villages environnants de Bukavu.
L'ASBL indique avoir dénombré au moins trois (03) barrières de Kalingi à Mwenga centre, sans compter l'axe Kamituga, Kitutu et Lugushwa.
Elle dénonce des fouilles corporelles organisées par ce service sans en avoir la compétence. Les passagers sont contraints de payer 5.000 FC et plus, selon l'agent, après contrôle, sans compter d'autres barrières érigées par des porteurs d'armes.
L'ASBL « Initiative Eminent Mwanda Plus » regrette de constater que ce sont les propres fils de Mwenga, Shabunda, Bunyakiri et Fizi qui multiplient la souffrance de leurs propres frères pour quelques billets.
« La souffrance de la population reste une menace planifiée », martèle Eminent Mwanda.
L'organisation condamne également le silence des Parquets de Grande Instance de Kamituga, d'Uvira et de Kalehe, censés connaître ces pratiques dans leurs ressorts.
« Si ces parquets ont des réserves envers les porteurs d'armes qui érigent ces barrières, ils ne devraient pas avoir de réserves envers les chefs de services publics qui érigent aussi des barrières sous prétexte de poste de contrôle », fustige-t-elle.
L' « Initiative Eminent Mwanda Plus » exige l'ouverture d'enquêtes et demande à ces parquets de publier un communiqué invitant les victimes à venir déposer plainte, afin de poursuivre les auteurs pour concussion et extorsion.
David Aluta