La gouvernance de l’Office Congolais de Contrôle (OCC) est au centre d'une réunion technique ce mardi entre le Ministre du Commerce Extérieur et la Directrice Générale intérimaire de l'Office Congolais de Contrôle-OCC. Selon le ministre, cette structure sera prise en charge par le budget du ministère de tutelle et non par celui de l’entreprise publique elle-même.
Dans une déclaration de Julien Paluku sur X adressée à la responsable intérimaire, un appel ferme a été lancé en faveur de réformes urgentes « pour sauver l’OCC du naufrage ».
Le message souligne que le leadership ne repose pas uniquement sur le titre, mais sur l’incarnation concrète de principes fondamentaux : vision stratégique, rigueur dans la gestion, capacité de décision et aptitude à sanctionner positivement comme négativement.
« Un chef d’entreprise n’est pas là pour faire le travail, mais pour s’assurer qu’il est accompagné par les bonnes personnes, dans la bonne direction et avec les bonnes ressources », insiste Julien Paluku, auteur de l’interpellation.
Au-delà des personnes, le débat renvoie à la gouvernance des entreprises publiques en RDC et à la gestion des biens de l’État.
« Les biens de l’État ne doivent pas être perçus comme des biens sans maître alors que le maître est là », rappelle la déclaration, soulignant l’exigence de redevabilité et de discipline administrative.
La mise en place de cette commission de redressement marque ainsi une étape importante dans la volonté affichée de restructurer l’OCC. Reste à savoir si ces mesures permettront d’engager une réforme durable et de restaurer la performance d’un établissement stratégique pour le contrôle de la qualité et la conformité des produits en République Démocratique du Congo.
Diddy Mastaki