Les autorités ougandaises ont justifié la visite controversée du chef paramilitaire soudanais à Kampala, en l’inscrivant dans le cadre des efforts régionaux de médiation.
Le général Muhoozi Kainerugaba a affirmé que le président ougandais Yoweri Museveni a été désigné, un mois plus tôt, par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine pour servir de médiateur entre les deux factions en guerre au Soudan.
« Le président ougandais a été nommé il y a un mois par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine pour assurer la médiation entre les deux parties belligérantes. La visite de Daglo s’inscrit dans la poursuite du dialogue et des efforts visant au retour de la paix en République du Soudan », a déclaré le général Muhoozi Kainerugaba dans un tweet ce dimanche 22 février 2026.
Cette déclaration intervient après la rencontre à Kampala entre le président Museveni et Mohamed Hamdan Daglo, chef des Forces de soutien rapide (RSF), une visite vivement critiquée par Khartoum.
Le gouvernement soudanais considère cette initiative comme une forme de légitimation d’un acteur engagé dans un conflit qui a plongé le pays dans une grave crise humanitaire.
La séquence met en lumière les tensions diplomatiques persistantes autour des tentatives de médiation régionale dans la crise soudanaise.
Diddy Mastaki