L’ancienne ministre des Droits humains, Marie-Ange Mushobekwa, a annoncé, dans un message publié sur X dans la nuit du lundi 12 au mardi 13 octobre 2026, sa décision de prendre ses distances avec la voie armée attribuée à l’ancien président Joseph Kabila, récemment désigné à la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN), issu de l’AFC/M23.
Tout en exprimant sa reconnaissance à l’ancien chef de l’État, qu’elle a accompagné pendant une dizaine d’années, elle rejette le recours aux armes pour défendre des convictions politiques.
« J’ai servi mon/notre pays sous le leadership du Président Joseph Kabila avec respect, conviction et loyauté », écrit-elle, évoquant également les enseignements tirés de cette expérience politique.
« J’ai appris beaucoup de choses positives aux côtés du Président Joseph Kabila durant ces dix dernières années passées à ses côtés, et qui me serviront de très bonne expérience pour le reste de ma carrière politique », ajoute l’ancienne ministre.
Mushobekwa marque toutefois une rupture avec l’option armée. « Maintenant qu’il choisit d’emprunter la voie armée pour défendre ses convictions politiques, je décide de prendre des distances avec cette voie à laquelle je ne suis liée de près ni de loin », déclare-t-elle.
Elle affirme vouloir poursuivre son engagement politique au sein de l’opposition à Kinshasa, sans recourir aux armes.
« Néanmoins, je vais poursuivre ma lutte pour la démocratie, toujours au sein de l’opposition ici à Kinshasa, de manière républicaine et mains nues », précise-t-elle.
Pour l’ancienne ministre, la résolution de la crise congolaise passe par des négociations. « la paix passera uniquement par un dialogue franc, Iinclusif et constructif », écrit-elle, en réaffirmant son attachement à une République démocratique du Congo « un et indivisible ».
DM Ngovoka