Dans une déclaration datée du 15 octobre 2026 à Kinshasa, la Démocratie chrétienne fédéraliste Nyamwisi (DCF/N) dénonce la création du Front pour la refondation de la nation, qu’elle attribue à l’ancien président Joseph Kabila. Le parti défend un dialogue inclusif pour restaurer la paix en République démocratique du Congo.
La Démocratie chrétienne fédéraliste Nyamwisi prend position contre le projet du Front pour la refondation de la nation. Dans un document signé par son président national, Simon Muhayirwa Kazungu, la DCF/N estime que cette initiative risque d’aggraver les souffrances des populations congolaises, particulièrement dans l’est du pays.
Le parti présente ce projet comme une nouvelle démarche de rébellion et rejette le recours aux armes pour porter des ambitions politiques. Cette qualification relève de la position exprimée par la DCF/N dans sa déclaration.
La DCF/N dénonce les risques d’une nouvelle rébellion en RDC
Au cœur de sa réaction, la formation politique met en avant les conséquences humaines des conflits. Elle évoque les déplacements répétés de populations, les pertes en vies humaines et la fragilisation du tissu social et économique, avec une attention particulière aux femmes et aux enfants.
Pour la DCF/N, ouvrir un nouveau front armé dans ce contexte accentuerait la vulnérabilité des habitants. Le parti désapprouve ainsi l’utilisation du territoire congolais comme terrain d’affrontement au service d’intérêts individuels.
« L’avenir de la RDC ne devant pas être hypothéqué par des calculs politiciens », souligne la déclaration, qui appelle à privilégier une issue politique aux crises.
Joseph Kabila invité à s’engager pour la paix
La DCF/N adresse également des critiques au bilan de Joseph Kabila. Selon elle, les dix-huit années passées par l’ancien chef de l’État au pouvoir n’ont pas permis de résoudre durablement la question des groupes armés dans l’est de la RDC.
Le document cite notamment les FDLR et les ADF parmi les acteurs de l’insécurité qu’il dénonce. Il oppose le projet politique actuel attribué à Joseph Kabila au rôle que le parti lui reconnaît dans certaines étapes antérieures de stabilisation du pays.
La formation invite l’ancien président à tirer les leçons de l’histoire et à s’inspirer d’anciens chefs d’État africains engagés dans des processus de paix. Elle l’exhorte ainsi à contribuer à une sortie de crise par des moyens politiques.
Un soutien au dialogue inclusif en RDC
Au-delà de sa condamnation, la DCF/N réaffirme son soutien aux initiatives de dialogue envisagées par les institutions congolaises. Elle souhaite que cette démarche bénéficie de l’appui de l’Union africaine et des partenaires internationaux.
Le parti présente le dialogue inclusif comme une voie pour renforcer la cohésion nationale et rétablir durablement la paix sur l’ensemble du territoire. Il fait également référence à une démarche associant les autorités du pays et les responsables religieux.
Cette position s’accompagne d’un appel à l’unité des Congolais. La DCF/N invite la population à rester attachée aux valeurs démocratiques et à ne pas céder à ce qu’elle décrit comme des tentatives de manipulation ou de désorientation.
Rédaction