Au-delà de la santé, la crise à Fataki touche tous les aspects du quotidien des habitants. Les besoins en nourriture, en eau, en abris et en protection sont immenses. L’insécurité persistante et la volatilité du contexte empêchent l’acheminement de l’aide.
Dans plusieurs zones de l’Ituri dont Fataki, des organisations ont été contraintes de suspendre leurs activités, laissant des centaines de milliers de personnes sans assistance vitale.
« Nous souffrons beaucoup ici parce qu’il n’est pas possible de trouver de la nourriture. Aller aux champs est trop dangereux : il y a des tirs du matin au soir, et des personnes ont été tuées » explique Judith, une femme de 33 ans qui est déplacée dans le camp de Fataki.
« Ce dont nous avons le plus besoin, c’est de nourriture. L'argent n'est pas prioritaire ou viendra après. S’il y avait une distribution de vivres maintenant, ce serait un grand soulagement pour les populations du site », a-t-il dit.
Les familles déplacées vivent dans des conditions extrêmes, souvent sans nourriture suffisante ni accès à des services de base. L’eau potable et les installations sanitaires sont rares, ce qui augmente les risques d’épidémies.
« MSF continue d’assurer des soins d’urgence, mais l’ampleur de la crise dépasse nos capacités. Sans une réponse rapide dans les secteurs de la santé, de la sécurité alimentaire et de l’eau, l’hygiène et l’assainissement, la protection et sans un accès sécurisé aux populations, la situation risque d’empirer. Nous lançons un appel urgent aux autorités Congolaises et à toutes les organisations humanitaires pour renforcer la réponse rapide », plaide Sylvain Groulx.
A noter, le manque de financement international limite la réponse, alors même que la situation continue de se détériorer.
Rédaction