À Kinshasa, Jean-Pierre Bemba défend la réforme des permis biométriques sécurisés devant l’Assemblée nationale.
Le Vice-Premier ministre chargé des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a défendu, le vendredi 12 juin 2026, devant l’Assemblée nationale, la réforme des permis de conduire biométriques sécurisés, présentée par le gouvernement comme un levier de modernisation de l’administration publique et de lutte contre la fraude documentaire.
Répondant à une interpellation du député national Émil Saidi Balikwisha lors d’une séance plénière présidée par le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, le ministre a apporté des éclaircissements sur les conditions de production et de délivrance de ces nouveaux permis. Il a indiqué que neuf centres de délivrance sont déjà opérationnels à travers le pays et que le projet représente un investissement de plus de 102 millions de dollars Américains.
Jean-Pierre Bemba a souligné que ce dispositif repose sur plusieurs mécanismes de sécurisation destinés à réduire les risques de falsification et à renforcer la fiabilité des documents délivrés aux usagers. Les échanges avec les députés ont notamment porté sur le coût du permis, son accessibilité pour les citoyens, les délais de délivrance ainsi que les garanties offertes par le nouveau système.
La plénière a également été marquée par l’audition du directeur général de Trans-Academia, Georges Ongelo, à la suite d’une interpellation initiée par le député national André Mushongo Mashara. Les discussions ont porté sur la gestion de cet établissement public, notamment les arriérés de salaires, l’état du parc automobile, le déploiement des services dans les provinces et les questions de gouvernance interne.
Face aux préoccupations des élus, Georges Ongelo a exposé les principales difficultés rencontrées par l’entreprise et détaillé les mesures engagées pour le règlement progressif des arriérés dus au personnel. À l’issue des débats, les auteurs des interpellations ont insisté sur la nécessité d’un suivi rigoureux des engagements pris devant la représentation nationale.
Les députés ont ensuite adopté une motion incidentielle mettant fin aux discussions. Cette décision a permis de réaffirmer le rôle de l’Assemblée nationale dans sa mission constitutionnelle de contrôle de l’action gouvernementale et de surveillance du fonctionnement des services publics.
Saluant la qualité des échanges, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a félicité les élus pour leur implication dans l’exercice du contrôle parlementaire et a invité les membres du gouvernement à demeurer disponibles afin d’assurer le suivi des préoccupations exprimées par les députés.
La séance s’est poursuivie avec l’examen et l’adoption, article par article, de la proposition de loi portant sur la lutte contre la drépanocytose en République Démocratique du Congo. Initié par le député national Antoine Ntabala et défendu par la Commission sociale et culturelle, le texte vise à renforcer la prévention, le dépistage précoce, l’accès aux soins ainsi que la prise en charge des personnes atteintes de cette maladie, considérée comme un enjeu majeur de santé publique.
Au terme du vote, les 378 députés ayant pris part au scrutin ont approuvé le texte à l’unanimité. L’Assemblée nationale a ainsi adopté la loi portant sur la lutte contre la drépanocytose, marquant une nouvelle étape dans le renforcement du cadre législatif de santé publique en République Démocratique du Congo( RDC).
Gloire Malumba, Kinshasa