Haut-Katanga : La police déplore les cas d’enlèvement d’enfants et invite les parents à plus de prudence
Afin de prévenir et de mettre fin aux cas d’enlèvement d’enfants dans la province du Haut-Katanga, le commissaire provincial de la Police nationale congolaise du Haut-Katanga, Louis Segond Karawa, a appelé les parents à protéger et à surveiller les mouvements de leurs enfants, afin de mettre fin à ce fléau.
« C’est un phénomène que nous déplorons depuis un certain temps. Ça a commencé à Likasi et finalement nous l’avons remarqué à Lubumbashi. Dernièrement, nous avons enregistré des cas que nous déplorons. C’est un réseau d’étrangers. Ce n’est pas un phénomène courant à Lubumbashi. Nous sommes sur une piste, et nous espérons mettre la main sur les personnes qui opèrent. Etant donné que nous sommes encore au stade des enquêtes, nous ne pourrons pas tout révéler, mais le moment venu, nous informerons sur les auteurs », a indiqué le commissaire principal Louis Segond Karawa, dans une déclaration faite à la presse.
Face à cette vague d’inquiétude qui gagne les grandes villes du Haut-Katanga, la Police nationale congolaise (PNC), qui poursuit son enquête, demande aux parents de veiller aux moindres mouvements des enfants.
« Je demande aux parents de protéger les enfants, de ne pas laisser les enfants de moins de 12 ans, aller seuls au coin acheté quelque chose ou seuls à l’école. Il faut être derrière les enfants, car souvent les personnes qui se présentent connaissent l’enfant, lui achètent un bonbon ou un biscuit pour repartir avec lui. Comme le cas rapporté à Likasi. Essayez de protéger vos enfants autant que possible »prévient Louis Segond Katawa, « surtout quand il y a un cas suspect, il faut dénoncer. Quand les enfants voient quelqu’un qui ne les connaît pas, qui veut les approcher, ils doivent crier, comme l’a fait une fille à Likasi, pour décourager cette pratique« , conseille-t-il.
Face à la recrudescence des enlèvements, « les parents doivent dire à leurs enfants que lorsque vous voyez quelqu’un de suspect s’approcher de vous, vous devez crier, dénoncer la personne. A ce moment-là, la police peut mettre la main sur les kidnappeurs« .
Par la Rédaction, Grand Katanga