Nord-Kivu / Masisi : Le chef d’antenne du programme de désarmement des groupes armés tué, le conseil territorial de la jeunesse demande une enquête
Dans la nuit du lundi au mardi 14 septembre, une personne a été abattue par des hommes porteurs d’armes non autrement identifiés à son domicile dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu.
Selon des sources locales qui ont livré la nouvelle à CongoRassure, la victime n’est autre que Julien Balume, le chef d’antenne du programme de Désarmement, Démobilisation, Réintégration Communautaire et Stabilité (DDRC-S) mis en place par le gouvernement congolais pour faciliter la reddition des combattants rebelles qui le souhaitent.
Selon les mêmes sources, une grande partie de son travail en tant que chef d’antenne du P-DDRCS à Masisi consistait à faciliter les différents contacts entre le gouvernement congolais et les groupes armés œuvrant dans la région pour les sensibiliser à la reddition.
Face à cette situation, Lwambo Mufpuni, qui est le président du conseil territorial des jeunes du territoire de Masisi, a déclaré que l’assassinat de Julien Balume constitue un blocage majeur à la réussite de l’état de siège dans cette partie du Nord-Kivu, notamment en ce qui concerne la reddition des groupes armés.
« Nous déplorons l’assassinat de M. Julien Balume, qui vient d’être tué par des bandits armés. Il était un élément utile pour le gouvernement, car il était là pour sensibiliser les groupes armés à quitter la brousse et à se rendre » a-t-il déclaré.
Par ailleurs, il estime qu’il est urgent que les forces de l’ordre mènent une enquête afin que les auteurs de cet acte déplorable soient arrêtés et traduits devant les autorités judiciaires. « La jeunesse de Masisi demande au gouvernement de l’État de siège de mener des enquêtes pour découvrir qui est derrière cette tuerie », a plaidé le représentant des jeunes au niveau territorial.
Le territoire de Masisi reste sous la menace constante de plusieurs groupes armés, dont beaucoup ont été cités dans plusieurs cas de violations des droits de l’homme.
Le même constat est fait dans d’autres territoires du Nord-Kivu, où dans toute la province, depuis l’instauration de l’état de siège, les rapports des ONG de la société civile dressent un tableau sombre de plusieurs centaines de personnes tuées.
Par Enoch David Aluta