État de siège : le gouverneur militaire de l’Ituri affirme que l’attaque contre Makayanga, près de Komanda, est l’œuvre de fils de la région et de quelques politiciens véreux
La situation à Komanda est calme. La déclaration est celle du gouverneur militaire de l’Ituri faite le lundi 27 septembre, rejetant les affirmations de ceux qui, selon lui, veulent créer une psychose.
Le numéro un de l’exécutif provincial de l’Ituri annonce que les forces armées congolaises ont bien été attaquées vendredi par une coalition de chini ya Kilima et d’ADF qui voulaient s’en prendre aux véhicules qui étaient parqués dans la localité de Komanda. « Il y avait plus de 150 camions et des centaines d’autres véhicules, donc près de 300 véhicules. Ils ont attaqué et ont été repoussés. Le samedi matin, les activités ont repris et nous avons escorté ces véhicules jusqu’à Luna », a-t-il déclaré à la presse.
Johnny Luboya Nkashama a cependant déclaré que dimanche vers 14 heures à Makayanga, à 5 kilomètres du centre de Komanda, les mêmes combattants de FPIC chini ya Kilima qui étaient passés par leur propre village, ont attaqué la population, mettant le feu aux maisons et aux véhicules. Ce qui est inacceptable, déplore l’officier militaire.
Le gouverneur militaire indique en outre que les forces armées congolaises ont promptement réagi en neutralisant et en chassant les assaillants hors de Makayanga. Au cours de ces affrontements, 8 miliciens FPIC ont été neutralisés et 11 autres capturés.
Le lieutenant-Général Nkashama critique le fait que ces combattants rebelles soient originaires de la région et regrette que leurs actions sapent tous les efforts que l’armée déploie pour sécuriser cette partie de la République. « Il est déplorable que ce soient nos propres enfants qui brûlent leurs propres villages et que ce soient leurs chefs qui créent la psychose en disant que Komanda a été pris par l’ennemi. Posez la question s’il y a eu un coup de balle à Komanda vendredi, samedi ou dimanche », dit-il, expliquant qu’il est honteux ce que font ces enfants de la région et leurs leaders politiques.
« Que les enfants d’un village attaquent leurs parents, le brûlent, l’incendient, cela dépasse l’entendement. Je le dis à la population, notre ennemi c’est l’ADF, les étrangers qui viennent chez nous. Alors que tout a été fait pour sécuriser Irumu, nous regardions du côté de Djugu, pour finir ce qu’il y avait comme insécurité là-bas, nous avions fini à Boga et Tchabi, maintenant les enfants de ce village avec des politiciens véreux viennent déstabiliser leurs propres parents », ajoute-t-il, rassurant néanmoins que ces jeunes et leurs chefs ne réussiront pas parce que la population finira par savoir ce qui se passe vraiment et que l’armée demeure déterminée.
Par la Rédaction