Lubumbashi : Accès à l’information publique, c’est le « droit » des journalistes de « savoir »
En marge de la journée internationale de l’accès universel à l’information, célébrée chaque 28 septembre, les professionnels des médias de Lubumbashi estiment qu’il est grand temps de lever les blocages liés à l’accès à l’information publique, étant un droit comme un autre.
Par ailleurs, le « Collectif 24 » qui a assuré l’organisation de l’atelier, met un accent particulier sur le thème : « le droit de savoir : construire en mieux avec le droit d’accès à l’information », destiné aux journalistes, aux acteurs de la société civile, et aux autorités locales, pour échanger sur les différentes questions que nous nous posons, a indiqué Liliane Musasa.
Celle-ci estime que cet atelier, qui a réuni différents acteurs sociaux, est une occasion de mettre l’accent sur les freins liés au droit d’accès à l’information, par les institutions étatiques, « afin qu’elles répondent aux différentes questions que nous nous posons », a déclaré l’organisatrice.
En tant qu’orateur de cette journée internationale de l’accès universel à l’information, M. Dieudonné Bin-Masudi Kingombe a, au cours de son intervention, mis l’accent sur le droit d’accès à l’information publique, qui est un droit fondamental des citoyens, garants de la liberté d’expression en démocratie.
Ainsi, ce défenseur des droits de l’homme a invité les détenteurs d’informations publiques, à ouvrir leurs portes à ceux qui veulent obtenir des informations. « L’accès à l’information est un droit garanti par la constitution (art.24). Les détenteurs d’informations publiques doivent ouvrir leurs portes aux journalistes », a-t-il déclaré dans sa présentation.
Pour lui, il est nécessaire que la loi déposée depuis 2017 au parlement, sur le droit d’accès à l’information, soit adoptée et promulguée par le Président de la République. Elle permettra, selon lui, aux Congolais de jouir pleinement de leur statut de citoyen et de vivre réellement en démocratie.
Quant au Professeur Maurice Kitoko ainsi que les professionnels des médias, ils estiment qu’il convient de lever les blocages donnant accès à l’information publique, car selon eux, « le libre accès à l’information d’utilité publique doit contribuer énormément à mettre fin à la désinformation ».
Par Adrien AMBANENGO, Haut-Katanga