La capitale Kényane Naïrobi accueillera, du 11 au 13 novembre 2026, la 4ᵉ conférence annuelle COMESA–IRSK, consacrée au rôle des institutions continentales et régionales africaines face aux mutations de l’ordre mondial.
Placée sous le thème « Mobiliser les institutions continentales et régionales de l’Afrique pour la paix, la résilience et la transformation dans un ordre mondial en fragmentation », cette rencontre entend réunir différents acteurs autour des réponses que l’Afrique doit apporter aux défis géopolitiques, économiques, sécuritaires et environnementaux qui redessinent actuellement le paysage international.
L’Afrique face à un ordre mondial en mutation
La conférence intervient dans un contexte international marqué par de profondes transformations. Rivalités géopolitiques croissantes, affaiblissement du multilatéralisme, conflits prolongés, changement climatique, bouleversements technologiques et fragmentation économique constituent autant de défis auxquels les États Africains doivent désormais faire face.
Dans ce contexte, les organisateurs estiment que les institutions continentales et régionales africaines sont appelées à jouer un rôle de plus en plus déterminant dans la consolidation de la paix, le renforcement de la résilience et la transformation économique et politique du continent.
La rencontre de Naïrobi devrait ainsi permettre de réfléchir à la manière dont ces institutions peuvent mieux coordonner leurs actions et renforcer leur capacité à répondre aux crises qui affectent le continent.
Cinq organisations mobilisées
La 4ᵉ conférence annuelle est organisée conjointement par le COMESA, l’IRSK, la KAS Kenya, l’ACCORD et le Haut-Commissariat d’Australie au Kenya.
Cette mobilisation traduit la volonté des organisateurs de favoriser un dialogue réunissant institutions régionales, chercheurs, acteurs politiques, partenaires internationaux et autres parties prenantes autour des enjeux stratégiques auxquels l’Afrique est confrontée.
Vers des recommandations concrètes
L’un des principaux objectifs annoncés de la conférence est de déboucher sur des recommandations politiques concrètes et applicables, destinées à renforcer les réponses institutionnelles africaines face aux défis contemporains.
Les discussions devraient notamment porter sur les institutions, les partenariats et les politiques susceptibles de permettre à l’Afrique de mieux défendre ses intérêts et de renforcer sa position dans un système international en pleine recomposition.
Au-delà du diagnostic, les organisateurs veulent donc favoriser une réflexion tournée vers l’action : comment adapter les institutions Africaines, leurs partenariats et leurs politiques afin de permettre au continent de mieux peser sur les transformations de l’ordre mondial ?
Un rendez-vous stratégique pour l’Afrique
La rencontre de Nairobi s’annonce ainsi comme un espace de réflexion sur l’avenir du multilatéralisme africain et sur la capacité des mécanismes continentaux et régionaux à répondre aux crises multiples qui traversent le continent.
Dans un environnement international de plus en plus fragmenté, la question de la capacité de l’Afrique à construire des réponses collectives, à renforcer ses institutions et à défendre ses intérêts stratégiques apparaît comme l’un des enjeux majeurs des prochaines années.
Du 11 au 13 novembre 2026, Naïrobi sera donc au centre de ces réflexions, avec l’ambition de faire émerger des pistes concrètes pour renforcer la place de l’Afrique dans un monde en pleine transformation.
Diddy Mastaki