Nord-Kivu : L’armée annonce la fuite du chef milicien Kalahiri
Les forces armées congolaises ont annoncé, jeudi 16 septembre, la fuite de Janvier Kalahiri, chef du groupe armé APCLS, face à la puissance déployée par les militaires des forces régulières lors d’une de leurs opérations au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Dans une brève annonce, relayée sur le compte Twitter du gouvernement provincial militaire, l’armée congolaise a annoncé qu’elle a également neutralisé quatre combattants du groupe armé dirigé par ce seigneur de guerre et qu’elle a pu ainsi récupéré deux armes dans le processus.
Par ailleurs, les forces armées de la République démocratique du Congo ont déclaré que c’est à l’issue de violents combats qui ont eu lieu le mercredi 15 septembre, jusqu’à très tard dans la soirée, entre les militaires loyalistes et les combattants du groupe armé APCLS, à Lukweti, une petite agglomération située à 55 km au nord-ouest de Masisi centre.
Et selon le communiqué de l’armée, les quartiers généraux des combattants de l’APCLS à LUKWETI et SHANGO sont sous son contrôle depuis mercredi soir et le calme est revenu dans la zone où ont eu les affrontements.
Le groupe armé APCLS a été accusé à plusieurs reprises par la société civile et nombreuses organisations non gouvernementales de commettre plusieurs abus et violations des droits de l’homme dans plusieurs agglomérations, localités et villages du Nord-Kivu.
Le groupe a subi d’importants revers ces dernières semaines, notamment après qu’un nombre non négligeable de ses hommes se sont rendus aux FARDC avec leurs armes, dès l’annonce de l’instauration de l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri.
Par Lwanzo Kasoki