Butembo : Les acteurs socio-économiques déplorent les attaques récurrentes de présumés Maï-Maï contre les positions des FARDC en périphérie
Par Martin Leku, CongoRassure Butembo
Les acteurs socio-économiques de la ville de Butembo, dans la province du Nord-Kivu, déplorent les attaques récurrentes de présumés miliciens Mai-Mai contre les positions des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, dans la périphérie de cette ville commerciale. Selon ces groupes, ces attaques ne profitent qu’à l’ennemi et non à la communauté locale.
Pour Kakule Coach, coordonnateur de la Nouvelle société civile de Butembo, ces attaques des miliciens Maï-Maï contre les positions des FARDC sont liées à la poursuite des tueries dans la région de Beni au Nord-Kivu et dans une partie de la province d’Ituri.
« La majorité de la population semble être déçue par les FARDC par rapport à ce qui se passe à Beni et en Ituri. Et si on peut faire l’analyse, on peut voir l’origine de ces incursions partout c’est peut-être pour voir ce que font les militaires », a-t-il réagi.
Jean de Dieu Kasonia, acteur politique, estime que malgré la déception d’une grande partie de la population, cela ne justifie pas les attaques actuellement perpétrées contre leurs frères militaires congolais.
« Nous sommes tentés de croire que ces gens font le jeu de l’ennemi. Parce que nous ne pouvons pas admettre que des milices s’attaquent aux forces de défense au lieu de s’en prendre aux ADF car ce sont nos ennemis communs », a-t-il déploré.
Pour sa part, Jean-Louis Kahehero du parlement des jeunes a appelé la jeunesse à prendre conscience de la nécessité d’éviter de rallier les rangs des miliciens et d’y perdre la vie.
« Nous profitons de cette occasion pour demander à la jeunesse de se désolidariser des groupes armés. Parce que nous voyons que certains jeunes sont en train de perdre leur vie. Ils doivent éviter le martyre inutile. Qu’ils viennent plutôt rejoindre les FARDC », a exhorté Jean-Louis Kahehero.
Pour rappel, trois positions militaires ont été attaquées en début de semaine par des miliciens identifiés comme des Maï-Maï. Il s’agit des positions de Kisalala, Wayene et Kithakandi, à la frontière avec le territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu.