Nord-Kivu : Plus de dix mille signatures récoltées à Beni et Butembo pour exiger au gouvernement d’appliquer l’auto-prise en charge populaire contre l’insécurité
Une pétition portant au total 10.234 signatures a été déposée par une délégation de la société civile venue de Beni et Butembo, le mardi 7 décembre à l’assemblée nationale. Elle accompagne une avant-proposition de loi portant autorisation du port d’armes à certains citoyens congolais en situation de légitime défense en République Démocratique du Congo dans les zones sous menace éminente et permanente.
Cette avant-proposition de loi dont www.congorassure.cd a reçu une copie, vise principalement à inciter le gouvernement congolais à trouver un mécanisme pratique qui puisse permettre de diminuer ou limiter les pertes en vie humaines dans une situation où les circonstances de fait imposent aux citoyens d’apprendre à se défendre.
À en croire ce document, cette approche d’armer les populations civiles contre les assaillants permettra aux citoyens congolais de participer activement à leur propre défense.
En effet, la région de Beni-Ituri est secouée depuis 2014 par un cycle des violences caractérisées par des tueries en masse des civils, orchestrées par des groupes rebelles dont principalement les combattants ADF.
Selon les données de la société civile, environs huit mille (8000) civils ont déjà été tués lors des multiples attaques armées depuis 2014, des centaines des villages abandonnées, ainsi que la perte d’importants capitaux enregistrée lors des incendies des maisons de commerce et des véhicules sur les différents tronçons routiers.
Plusieurs opérations militaires conjointes avec les forces onusiennes ont déjà été initiées par le gouvernement congolais en vue d’éradiquer l’insécurité dans ces régions du pays. Cependant, en dépit des efforts fournis par l’état le cycle des violences n’a pas cessé.
Certains acteurs politiques dont quelques députés provinciaux du Nord-Kivu ont déjà exposé au gouvernement la proposition d’armer les populations civiles locales pour qu’elles constituent une force d’auto-prise en charge populaire et d’appui aux opérations militaires.
Nicole Lufungi