Lubero : Après l’attaque d’un convoi du HCR, la société civile force vive interpelle les services de sécurité sur leur mission
Dans une déclaration rendue publique ce jeudi 9 décembre, la société civile force vive du territoire de Lubero à travers sa coordination, se dit trop préoccupée par la situation sécuritaire caractérisée par des incursions et des attaques multiples orchestrées par des hommes armés incontrôlés dans plusieurs entités du territoire.
Dans ce document signé par son président Georges MUHINDO KATSONGO, cette structure citoyenne souligne que les opérations militaires organisées par les forces loyalistes sont à l’origine de la situation qui se dégrade chaque jour dans cette partie de la province du Nord-Kivu à l’Est de la RDC.
« C’est depuis que les forces loyalistes ont organisé des opérations militaires dans le territoire de Lubero que les incursions et les attaques des bandits armés se font sentir dans plusieurs villes du territoire de Lubero », peut-on lire dans le document dont une copie est parvenue à CongoRassure.cd.
Selon le communiqué, ces inciviques ne passent pas sans provoquer des déplacements massifs de la population, le paiement de rançons, le pillage des biens de la population ainsi que des fusillades du côté de l’armée, citant notamment certaines villes : Katanga, Vuyinga, Ndoluma, Bikara et Lubango.
Dans cette déclaration, la société civile de Lubero condamne fermement la dernière attaque à Kanyambi, située à 30 km au sud de Lubero-Centre sur le tronçon routier Lubero-Kirumba, qui a consisté en une attaque contre un convoi de la Monusco qui escortait certains acteurs humanitaires.
En conséquence, la coordination territoriale de la société civile de Lubero demande avec véhémence à sa population de donner l’alerte sécuritaire en temps opportun, de surveiller la communauté afin de contrôler tous les mouvements et d’éviter les infiltrations dans les entités, et de renforcer la sensibilisation à tous les niveaux sur la restauration de la paix dans la zone.
Elle demande également aux leaders communautaires d’informer la population sur les risques qui découlent de la participation et des associations avec les groupes armés, ainsi que de renforcer les chefs de dix maisons avec un système adéquat pour alerter la hiérarchie à chaque fois au moment opportun.
Toutefois, la société civile Force Vive de Lubero souhaite que les autorités en charge de la sécurité puissent renforcer les mesures de sécurité aux côtés de la population, et mener des opérations d’investigation sur le terrain dans le but de débusquer toute personne impliquée de près ou de loin dans des mouvements qui sèment la désolation au sein de la paisible population.
Emmanuel MWENE