Massacre de 53 déplacés par les rebelles à Djugu : Jonas Kasimba appelle à la restauration de l’autorité dans les zones à risque
« Nous demandons à l’Etat de rétablir son autorité dans les zones en danger ». Après le massacre en masse de plus d’une cinquantaine des déplacés dans le site des déplacés de « Plaine Savo » en province de l’Ituri, le politique et homme d’affaires Jonas Kasimba a exprimé sa consternation dans une communication de ce 2 février 2022.
Cet homme d’affaires et notable de Beni qui a longtemps séjourné par le passé en province de l’Ituri, s’est dit personnellement touché et peiné par ces morts brutaux et inopinés. « C’est avec beaucoup de peine et de douleur que nous condamnons le massacre d’hommes, de femmes et d’enfants transformés en déplacés de guerre dans leur propre pays » a-t-il écrit.
Jonas Kasimba a par ailleurs indiqué souhaiter que le garant de la sécurité des populations qui est l’Etat Congolais sévisse afin de mettre un terme à ce cycle des violences qui ne cesse d’endeuiller plusieurs familles dans cette partie du pays. « Nous demandons à l’Etat de rétablir son autorité dans les zones en danger » a-t-il insisté, soulignant également que la protection des civils sans abris devrait être assurée.
Dans la nuit du 1er février, des combattants de la milice CODECO ont sauvagement pris la vie d’une cinquantaine de personnes dans le site de déplacés de « Plaine Savo », érigé à environ 90 kilomètres de Bunia, en territoire de Djugu, dans l’Est du pays.
Plusieurs autres personnes ont échappé à cette attaque barbare qualifiée de crime contre l’humanité par l’armée. D’autres s’en sont sorties avec des blessures graves.