Terrorisme en RDC : Felix Tshisekedi appelle la communauté internationale à ne pas minimiser ce qui se passe à l’Est du pays
La question de l’insécurité persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo a été une nouvelle fois évoquée le samedi dernier par le chef de l’Etat congolais Félix Antoine Tshisekedi.
Le président de la RDC a attiré de ce fait l’attention de la communauté internationale sur le terrorisme qui sévit dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, insistant sur la gravité de la situation.
« J’appelle la communauté internationale à ne pas minimiser ce qui se passe dans la région des Grands Lacs, notamment à l’Est de notre pays », a déclaré le Président Tshisekedi, reconnaissant que ce qui se passe dans cette partie du pays relève du terrorisme.
Il a par ailleurs interpellé tout le monde sur le fait que sur le registre de la vie internationale, la lutte contre l’insécurité et le terrorisme font partie des questions majeures qui doivent retenir l’attention de tous.
Dans le même ordre d’idées, le Président de la République est revenu sur les relations de la RDC avec ses pays voisins. Il a déclaré que s’ouvrir au monde, c’est d’abord vivre en paix et en sécurité avec ses voisins, « ceux qui partagent avec vous leur quotidien et même leur sang », car nul n’ignore que toute politique étrangère d’un Etat est transcendée par des considérations d’ordre géographique.
Parallèlement, il a souligné qu’il est impensable de croire qu’un pays de la sous-région des Grands Lacs puisse prospérer dans la paix et la sécurité et se stabiliser durablement alors que son voisin est dans la tourmente et surtout si ce pays sert de base arrière à des groupes armés ou même devient leur parrain.
Depuis plusieurs années, la partie orientale de la République démocratique du Congo est soumise à une insécurité persistante créée par des groupes armés locaux, doublée d’un terrorisme notoire fomenté par les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), qui a déjà fait des milliers de victimes.
Ce groupe terroriste a été présenté il y a quelques années par l’Etat Islamique comme l’une de ses branches en Afrique centrale.
Pour surmonter cette situation, l’armée congolaise a reçu en novembre dernier l’appui de l’armée ougandaise. Mais jusqu’à présent, Kinshasa estime ne pas recevoir un soutien suffisant pour faire face à ce problème aussi grave qu’est le terrorisme.