Ituri: Au moins 18 personnes tuées dans une attaque attribuée aux miliciens de la Codeco
Un très lourd bilan en pertes humaines a été enregistré dans le territoire de Djugu, secouant une nouvelle fois la province de l’Ituri alors que depuis près de dix mois cette partie de la RDC est en état de siège. Les sources locales parlent de pas moins de 18 personnes tuées par les rebelles de la CODECO.
Les auteurs de ces atrocités sont assimilés aux hommes armés particulièrement violents que plusieurs sources de la région indiquent être des combattants de la milice de la CODECO (Coopérative pour le développement du Congo) opère depuis plusieurs mois dans cette partie de la province de l’Ituri.
Ces rebelles ont fait irruption dans la matinée du mardi 8 mars dans la localité de Kilo, située à seulement quelques kilomètres de Mungwalu dans la chefferie de Banyali-Kilo, en territoire de Djugu. Pourtant, il y a quelques jours, des sources de l’armée ont annoncé que le dispositif militaire avait été renforcé au centre commercial de Mungwalu. Quelques habitants ont également indiqué à CONGORASSURE.CD que, grâce aux opérations militaires, plusieurs déplacés rentraient déjà chez eux.
Concernant cette nouvelle attaque meurtrière, nos sources dans la région , ont fait savoir que les miliciens visaient principalement une position militaire dans la zone, où quatre civils qui se trouvaient à proximité ont été abattus.
Par ailleurs, 14 (quatorze) autres personnes ont été visées dans une église et ces personnes ont toutes été massacrées, y compris un ingénieur de la société de télécommunication Vodacom qui se trouvait dans la région pour un travail de réparation.
Outre ce bilan humain du côté civil, certaines sources ont indiqué que 3 (trois) soldats de l’armée régulière ont également péri. Cette version n’a pas été confirmée jusque-là par les bouches autorisées des FARDC.
Il est à noter que malgré ce bilan macabre, cette attaque a été repoussée par l’armée qui contrôle actuellement la situation sur le terrain. Cette situation a créé une psychose dans la zone et les activités socio-économiques sont restées paralysées toute la journée du mardi.