Lundi 17 avril à Arusha en Tanzanie, la Communauté d'Afrique de l'Est (CAE) et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) viennent de signer un Protocole d'accord visant à renouveler et renforcer la coopération pour résoudre les problèmes des réfugiés et des demandeurs d'asile ayant besoin d'une protection internationale, dans toute la région.
Le Protocole d'accord a été successivement signé par le Secrétaire général de la CAE, l'Honorable (Dr) Peter Mathuki et la Directrice régionale du HCR pour les régions de l'Est, de la Corne et des Grands Lacs, Mme Clementine Nkweta-Salami.
Ce document tient à promouvoir entre autres, les droits des Africains de l'Est à demander et bénéficier de l'asile pour les personnes ayant besoin d'une protection internationale conformément au droit international des réfugiés et respectera le principe non dérogeable de non-refoulement dans la région.
Ce partenariat avec le HCR permettra également aux États partenaires de la CAE à créer des conditions propices à des solutions globales au déplacement, y compris ; rapatriement volontaire et réintégration durable.
S'exprimant à l'occasion de cette circonstance, le Dr Mathuki a réitéré l'engagement de la CAE à faire progresser des solutions régionales globales aux situations de déplacement forcé ayant un impact sur la région.
“Le Protocole d'entente vise à tirer parti du Sommet des chefs d'État et des experts en gestion des réfugiés de la CAE dans la poursuite d'une gestion harmonisée des affaires des réfugiés par les États partenaires, éclairée par les meilleures pratiques du droit international des réfugiés”, a-t-il déclaré.
Le protocole d'entente fait suite à un autre qui a été signé entre les deux organisations en 2010. Il fournit un cadre pour collaborer à la liberté de circulation telle qu'inscrite dans le Protocole du Marché commun de la CAE; renforcer la protection et la programmation pour les enfants réfugiés et déplacés et intégrer l'éradication de l'apatridie parmi les initiatives de protection et de solutions pour les personnes déplacées de force.
De son côté, Mme Nkweta-Salami a déclaré que le HCR coopérerait avec la CAE dans la promotion et la protection des droits de l'homme des personnes déplacées de force en Afrique de l'Est, y compris par une collaboration appropriée avec la Commission nationale des droits de l'Homme des États partenaires et d'autres organes des droits de l'homme.
"Grâce à cette collaboration, nous accorderons la priorité aux mouvements mixtes de réfugiés et de migrants dans la région, conformément au cadre de la CAE, au droit international et national contraignant sur les réfugiés et à la protection des personnes ayant des besoins spéciaux”, a-t-elle noté.
Elle a par la suite déclaré que le HCR s'est engagé à soutenir la CAE dans le renforcement des capacités sur les questions humanitaires, l'alerte précoce et les mécanismes de consolidation de la paix.
Les deux personnalités ont ainsi précisé que, la Politique de gestion des réfugiés de la CAE a déjà été élaborée et approuvée par les États partenaires, la prochaine étape étant sa présentation et son approbation par le Conseil Sectoriel sur la Sécurité Interétatique avant son adoption par le Conseil des Ministres conformément aux règles et règlements de la Communauté d'Afrique de l'Est.
“Cela impliquera plusieurs acteurs étatiques et non étatiques dans le domaine de la gestion des réfugiés", a ajouté le Dr Mathuki.
Rappelons également que lors de sa rencontre avec l'envoyé spécial du secrétaire général des Nations-Unies, Uhuru Kenyatta, l'ex-président Kényan et facilitateur du processus de paix de Naïrobi, avait également évoqué que la question des réfugiés et déplacés de guerre demeure l'un des principaux défis à relever pour la stabilisation de la région de l'Afrique de l'Est.
Nicole Lufungi