Deux ressortissants congolais arrêtés en marge du 46ᵉ sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), à Durban, ont été remis en liberté sous caution par la justice sud-africaine.
Tshibindi Mukendi et Tombisa Ngangu ont chacun obtenu une liberté sous caution fixée à 10 000 rands sud-africains, soit environ 630 dollars américains, selon les informations communiquées sur leur dossier.
Les deux hommes avaient été interpellés après avoir été accusés d’avoir tenté d’accéder sans autorisation au lieu où se tenait le sommet de la SADC.
Accusés de fraude et d’intrusion
Ils sont notamment poursuivis pour fraude et intrusion, les autorités leur reprochant d’avoir utilisé une accréditation appartenant à une autre personne afin d’accéder au site hautement sécurisé de la rencontre régionale.
Le tribunal de première instance de Durban a néanmoins décidé leur mise en liberté sous conditions.
Dans le cadre de cette mesure, les deux ressortissants congolais devront notamment remettre leurs passeports aux autorités sud-africaines et se présenter chaque vendredi au commissariat de Brooklyn.
Une prochaine audience fixée au 1er octobre
L’affaire est loin d’être terminée. La prochaine comparution des deux prévenus est fixée au 1er octobre 2026, date à laquelle la justice sud-africaine devrait poursuivre l’examen de leur dossier.
Cette libération sous caution ne constitue pas un abandon des poursuites : les deux hommes restent poursuivis et devront répondre des accusations portées contre eux devant la justice sud-africaine.
L’affaire intervient quelques jours après l’arrestation, en marge du même sommet, de ressortissants congolais qui accompagnaient officiellement la délégation de la RDC, dans un contexte de strict contrôle des accès au site accueillant les chefs d’État de la région.
Diddy Mastaki