La perspective d’un dialogue national continue de diviser l’opposition Congolaise. En réaction à la déclaration faite jeudi 26 février 2026 par Martin Fayulu, l’homme politique Congolais en exil Seth Kikuni a exprimé une position ferme : l’opposition ne participera à aucune concertation sans garanties préalables « claires, crédibles et vérifiables ».
Dans une déclaration rendue publique, Seth Kikuni affirme qu’« aucun dialogue ne saurait se tenir ni produire de résultats crédibles dans un contexte marqué par la répression, l’injustice et la privation des droits fondamentaux ». Selon lui, un tel processus ne peut devenir « un instrument de légitimation du statu quo » ni « un exercice de façade ».
Six conditions posées
L’opposant énumère une série de préalables qu’il juge indispensables avant toute ouverture formelle de discussions :
1. Un cessez-le-feu effectif ;
2. La cessation de toute répression visant les voix dissidentes ;
3. La libération des prisonniers politiques et d’opinion ;
4. La levée des condamnations à caractère politique et le rétablissement des droits civiques des acteurs concernés ;
5. La restitution des passeports et le rétablissement de la liberté de circulation des responsables politiques et sociaux ;
6. L’annulation des procédures judiciaires à caractère politique, la levée des mandats d’arrêt et la réparation des préjudices subis.
« Que cela soit clair une fois pour toutes », conclut-il, insistant sur le caractère non négociable de ces exigences.
Une opposition fragmentée
Cette prise de position met en lumière les divergences stratégiques au sein de l’opposition Congolaise. Alors que Martin Fayulu plaide pour un dialogue inclusif susceptible de refonder la gouvernance nationale, Seth Kikuni conditionne toute participation à un environnement politique préalablement assaini.
Dans un climat marqué par les tensions sécuritaires à l’est du pays et la défiance persistante entre pouvoir et opposition, ces divergences pourraient peser sur la faisabilité d’un éventuel processus de concertation nationale.
Diddy Mastaki