La publication du classement mondial 2026 de la liberté de la presse par Reporters sans frontières met en lumière une dynamique contrastée à l’échelle globale, mais laisse apparaître des avancées encourageantes et recules dans la sous-région de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC).
Dans ce nouveau rapport rendu public le 30 avril à Dakar, plusieurs pays de l’EAC affichent des positions relativement stables, voire en amélioration, traduisant des efforts progressifs pour renforcer l’environnement médiatique. Le Kenya se distingue en tête de la sous-région, occupant la 106e place mondiale, consolidant ainsi son statut de référence régionale en matière de liberté de la presse.
Derrière Naïrobi, la Tanzanie (117e) et le Soudan du Sud (118e) affichent également des positions qui traduisent une certaine résilience institutionnelle, malgré des contextes politiques et sécuritaires parfois complexes. Le Burundi, classé 119e, reste dans une dynamique de relative stabilité dans le classement.
La Somalie, bien que confrontée à des défis structurels importants, se positionne à la 126e place, témoignant d’efforts continus pour maintenir un espace médiatique actif. L’Ouganda et la République Démocratique du Congo suivent dans le classement, cette dernière enregistrant une progression de trois places (130e contre 133e en 2025), signe d’une évolution, même modeste, dans un contexte global pourtant en recul.
Cette amélioration de la RDC s’inscrit dans une tendance régionale où plusieurs États parviennent à préserver, voire à renforcer, certains acquis en matière de pluralisme médiatique et d’accès à l’information. Dans un environnement international marqué par une baisse du score moyen dans près de cent (100) pays, ces évolutions au sein de l’EAC apparaissent comme des signaux positifs.
Toutefois, des disparités subsistent au sein de la sous-région. Le Rwanda ferme la marche avec la 139e place mondiale, illustrant les défis encore présents en matière de liberté d’expression. Il se présente avec un signal rouge alors que les sept autres membres ont l'orange.
Dans l’ensemble, le classement 2026 reflète que, malgré des contraintes politiques, sécuritaires et économiques, la Communauté d’Afrique de l’Est affiche des signes d’évolution progressive. Ces avancées, bien que fragiles, traduisent une prise de conscience croissante de l’importance d’un espace médiatique plus libre et plus structuré pour accompagner les dynamiques démocratiques et le développement régional.
Diddy Mastaki