Les Forces Politiques Alliés à l’Union Sacrée (FPAU), par la voix de leur coordonnateur, Élysé Bokumwana, ont publié ce mardi 10 mars 2026 un communiqué appelant les membres de la plateforme présidentielle à respecter strictement la Charte de l’Union Sacrée de la Nation et à faire preuve de discipline, de cohérence et de loyauté dans leurs prises de position.
Le communiqué rappelle que le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, haute autorité de référence de l’Union Sacrée, avait, le 16 novembre 2024 à Lubumbashi, exprimé sa volonté de constituer « une commission de Congolaises et Congolais bien-pensants issus de plusieurs disciplines » afin de revoir la Constitution. Les FPAU affirment avoir soutenu cette initiative « dès la première heure » et attendent la désignation officielle de cette commission.
Face à ce contexte politique, marqué par ce qu’ils qualifient d’« agression rwandaise », les FPAU estiment que la priorité des débats devrait se concentrer sur la reconquête de l’intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo, en particulier dans l’Est du pays, où les populations continuent de subir les effets des violences armées.
Les signataires dénoncent par ailleurs le silence de certains membres de l’Union Sacrée sur des questions sécuritaires majeures et sur les initiatives diplomatiques engagées pour ramener la paix. Ils invitent à s’aligner sur les actions du Chef de l’État, notamment : Les démarches diplomatiques ayant conduit à la signature d’un accord de paix avec le Rwanda sous médiation américaine ; La conclusion d’un partenariat stratégique avec les États-Unis ; L’adoption récente de sanctions ciblant l’armée rwandaise et certains de ses responsables.
Le communiqué insiste également sur la nécessité de soutenir les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ainsi que les patriotes Wazalendo engagés sur le terrain pour sécuriser la partie Est du pays et restaurer l’autorité de l’État sur les territoires occupés.
Enfin, les FPAU appellent les acteurs politiques de la coalition présidentielle à éviter toute polémique susceptible de créer des tensions internes et à respecter scrupuleusement les dispositions de la Charte et du règlement intérieur de l’Union Sacrée.
Dans un contexte où la situation sécuritaire reste critique dans l’Est, cette prise de position souligne la volonté de certains acteurs politiques de recentrer le débat national sur la sécurité et la souveraineté du pays, au-delà des discussions constitutionnelles.
Diddy Mastaki