La Présidente de l’Assemblée des États parties au Statut de Rome, Mme Päivi Kaukoranta (Finlande), a exprimé sa préoccupation après les démarches engagées par les gouvernements du Tchad et du Venezuela en vue de leur retrait du traité instituant la Cour pénale internationale (CPI).
Dans un communiqué, Mme Päivi Kaukoranta regrette ces développements, estimant que les décisions du retrait du statut de Rome pourraient compromettre les efforts collectifs en faveur de la justice internationale et affaiblir la lutte mondiale contre l’impunité.
Selon la Présidente de l’Assemblée des États parties, la CPI demeure au cœur du système international de responsabilité, et son efficacité dépend d’un soutien constant et sans équivoque de la communauté internationale.
Elle appelle ainsi le Tchad et le Venezuela à rester des États parties engagés au Statut de Rome et à poursuivre des échanges constructifs dans le cadre des travaux de l’Assemblée des États parties. Elle rappelle toutefois que tous les États membres ont le droit d’exprimer leurs préoccupations au sein de cette instance.
Mme Päivi Kaukoranta souligne également que le retrait du statut de Rome ne dispense pas un État des obligations nées durant la période où il était encore partie au traité.
Elle rappelle enfin que le Tchad et le Venezuela ont contribué aux travaux collectifs de l’Assemblée des États parties en soutien à la Cour pénale internationale, en tant qu’institution judiciaire indépendante et impartiale.
L’Assemblée des États parties constitue l’organe administratif et législatif de la CPI. Elle est composée des représentants des États ayant ratifié ou adhéré au Statut de Rome. Elle est actuellement dirigée par Mme Päivi Kaukoranta (Finlande), assistée de deux vice-présidents : Mme Margareta Kassangana (Pologne) et M. Michael Kanu (Sierra Leone).
Joël Heri Budjo