La Vice-Ministre de l’Intérieur, Eugénie Tshiela Kamba, s’est rendue au sous-commissariat de la Police nationale Congolaise (PNC) de Wenze, dans la commune de Kisenso, à Kinshasa, à la suite d’une affaire de torture présumée d’un citoyen Congolais soupçonné de vol.
La responsable gouvernementale a effectué une descente sur place afin de constater les faits et de s’enquérir personnellement de la situation.
Selon les informations communiquées, l’incident aurait suscité une mobilisation spontanée de la population locale, dont certains habitants auraient apporté leur soutien à l’intervention policière menée dans le cadre du rétablissement de l’ordre.
Cette réaction populaire n’a toutefois pas empêché la vice-ministre de condamner fermement les actes reprochés au policier.
« Cette conduite est incompatible avec les exigences de la fonction policière et avec la vision du Président de la République en matière de respect des droits humains », a fait savoir Eugénie Tshiela Kamba.
La Vice-Ministre rappelle ainsi que le maintien de l’ordre ne saurait justifier le recours à des traitements dégradants ou à la torture contre une personne interpellée, même lorsqu’elle est soupçonnée d’avoir commis une infraction.
Le Bourgmestre de la commune de Kisenso a également accompagné la Vice-Ministre lors de cette descente sur le terrain.
Cette affaire relance le débat sur les méthodes d’interpellation et de traitement des personnes placées entre les mains de la police, alors que les autorités Congolaises affichent leur volonté de renforcer le respect des droits humains au sein des services de sécurité.
Diddy Mastaki