La Belgique et le Rwanda ont décidé, le 22 septembre 2026, de rétablir leurs relations diplomatiques, après plus d’un an de rupture. Les deux pays annoncent la prochaine réouverture de leurs ambassades. Bruxelles assure toutefois que cette reprise du dialogue ne signifie pas un abandon de ses positions sur la situation dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
La Belgique et le Rwanda renouent officiellement le dialogue diplomatique. Les deux pays ont annoncé conjointement, mardi 22 septembre 2026, leur décision de restaurer leurs relations diplomatiques, rompues en mars 2025.
Cette décision intervient après plusieurs mois de rencontres et de contacts informels entre les ministres des Affaires étrangères Belge et rwandais. Selon la partie Belge, ces échanges ont permis de traiter de manière constructive les différends et incompréhensions qui avaient marqué les relations entre Bruxelles et Kigali.
Les deux gouvernements annoncent également la réouverture prochaine de leurs ambassades respectives.
Des ambassades bientôt rouvertes
Dans un premier temps, les représentations diplomatiques seront dirigées par des chargés d’affaires ad interim, accompagnés d’un diplomate ou d’un agent consulaire ainsi que d’une petite équipe de soutien technique.
Les demandes d’agrément pour les futurs ambassadeurs seront ensuite introduites. L’ambassadeur du Rwanda en Belgique sera également accrédité auprès de l’Union Européenne.
La reprise des relations met ainsi fin à une période de rupture diplomatique entamée en mars 2025.
Les deux pays affirment vouloir désormais privilégier un dialogue ouvert, franc et transparent, fondé notamment sur la non-ingérence, le respect mutuel et un engagement constructif.
Bruxelles maintient sa position sur le conflit dans l’Est de la RDC
La restauration des relations diplomatiques ne signifie cependant pas que les divergences entre la Belgique et le Rwanda disparaissent.
Dans sa déclaration, le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a explicitement évoqué le conflit dans l’Est de la RDC. Il affirme que le rétablissement des relations diplomatiques « ne signifie pas abandonner notre position », tout en réaffirmant sa volonté de défendre l’intégrité territoriale et la souveraineté de la RDC.
Le chef de la diplomatie Belge précise que les désaccords, notamment ceux liés au conflit dans l’Est Congolais, pourront désormais être abordés dans le cadre d’un dialogue diplomatique structuré entre Bruxelles et Kigali.
« Restaurer les relations diplomatiques ne signifie pas abandonner notre position, mais disposer de canaux structurés pour le dialogue. Je continuerai à défendre l’intégrité territoriale et la souveraineté de la RDC », a rappelé Maxime Prévot.
Maxime Prévot indique également que la Belgique souhaite mettre son expertise dans la région au service des efforts de médiation et continuer à appeler au respect des engagements pris par les différentes parties dans les processus de Doha et de Washington.
Une reprise du dialogue dans un contexte régional sensible
Cette reprise des relations intervient alors que la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC demeure au centre des préoccupations diplomatiques régionales et internationales.
Bruxelles avait déjà affirmé, au cours des derniers mois, son soutien aux processus de médiation de Doha et de Washington ainsi qu’au respect de l’intégrité territoriale de la RDC. La Belgique avait également appelé les parties concernées à respecter leurs engagements dans le cadre de ces processus.
La décision annoncée à New-York ouvre donc une nouvelle étape dans les relations entre la Belgique et le Rwanda, tout en maintenant au cœur des discussions les divergences liées à la situation dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Pour Bruxelles, le retour des relations diplomatiques doit permettre de maintenir un dialogue direct avec Kigali sans renoncer aux positions Belges sur la souveraineté congolaise et le règlement du conflit dans l’Est de la RDC.
Diddy Mastaki