La Dynamique de Lutte Contre le Trafic Humain (DCTH) a condamné le 12 juin 2026 ce qu'elle qualifie de « répression violente » exercée contre des manifestants de la Coalition C64 lors d'un rassemblement organisé devant le Palais du Peuple à Kinshasa.
Dans un communiqué signé par son coordonnateur national, Dieumerci Kitambo, l'organisation affirme que les forces de sécurité, appuyées selon elle par des militants de l'UDPS, auraient fait usage d'une force disproportionnée contre des manifestants opposés au projet de révision de la Constitution.
Selon la DCTH, les incidents auraient causé la mort de trois personnes par balles et fait 82 blessés graves.
« À ce stade, la DCTH a enregistré un bilan provisoire de 3 personnes tuées par balles et 82 blessés graves, dont plusieurs présentent des blessures par armes à feu. Ce bilan pourrait s'alourdir au regard des informations qui continuent de parvenir à nos équipes », indique le communiqué.
Ces chiffres n'ont toutefois pas été confirmés de manière indépendante par les autorités Congolaises au moment de la publication du document.
L'organisation estime que les faits rapportés constituent de graves violations des droits humains, notamment du droit à la vie, à l'intégrité physique, à la liberté d'expression et à la liberté de réunion pacifique.
Dans sa déclaration, la DCTH condamne l'usage de balles réelles contre des manifestants non armés ; exige l'ouverture d'une enquête indépendante, impartiale et transparente ; demande la prise en charge médicale des blessés ; réclame des poursuites judiciaires contre les auteurs présumés des violences et appelle les autorités à respecter leurs engagements nationaux et internationaux en matière de droits humains.
« La protection de la vie humaine et le respect des libertés fondamentales doivent demeurer au cœur de toute gouvernance démocratique », souligne l'organisation.
La DCTH invite également les partenaires internationaux, les missions diplomatiques, les Nations-Unies, l'Union africaine et l'Union Européenne à suivre de près l'évolution de la situation et à prendre des mesures appropriées face aux allégations de violations des droits humains.
Cette sortie intervient dans un contexte de fortes tensions politiques autour du débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle en RDC, sujet qui continue de diviser la classe politique et plusieurs composantes de la société civile.
Diddy Mastaki