Un convoi présenté comme appartenant à des opérateurs chinois, escorté par des éléments armés, s’est dirigé vers un site aurifère situé sur l’axe Manguredjipa-Bandulu, dans le secteur des Bapere, au Nord-Kivu. Cette présence suscite des interrogations chez des opérateurs miniers congolais qui affirment disposer de droits enregistrés sur le même périmètre.
La circulation de ce convoi vers une zone aurifère du secteur des Bapere alimente depuis plusieurs jours les inquiétudes autour de l’exploitation minière dans cette partie du territoire.
Selon plusieurs sources locales, des ressortissants chinois auraient été conduits vers un site aurifère situé sur l’axe Manguredjipa-Bandulu, sous escorte armée. Les mêmes sources indiquent que cette présence intervient alors que le périmètre concerné serait déjà couvert par des droits miniers enregistrés auprès du Cadastre Minier (CAMI) au profit d’opérateurs congolais.
À ce stade, les circonstances exactes de cette opération, de même que la nature des autorisations dont disposeraient les opérateurs chinois, restent à établir officiellement.
Des opérateurs congolais demandent des clarifications
Face à cette situation, les opérateurs miniers congolais concernés demandent des éclaircissements aux autorités compétentes. Ils souhaitent notamment connaître la situation juridique exacte du site ainsi que l'identité des détenteurs des droits miniers actuellement reconnus sur cette zone.
Leurs interrogations s’adressent principalement au CAMI, au ministère des Mines ainsi qu’aux autorités provinciales du Nord-Kivu.
La principale question soulevée concerne la coexistence éventuelle de plusieurs titres, autorisations ou décisions administratives sur un même périmètre minier.
Les opérateurs congolais souhaitent ainsi savoir si de nouveaux droits ont été octroyés sur la zone, sur quelle base légale, et dans quelles conditions ces éventuelles autorisations auraient été délivrées.
Une situation qui appelle une vérification officielle
Dans un contexte marqué par la sensibilité du secteur minier au Nord-Kivu, l’accès à un site aurifère sous escorte armée est susceptible de renforcer les inquiétudes parmi les exploitants locaux.
La clarification du statut cadastral du périmètre concerné apparaît dès lors comme un préalable pour déterminer si les activités envisagées sont couvertes par des titres miniers valides et régulièrement délivrés.
Les regards sont désormais tournés vers le CAMI et le ministère des Mines, dont les explications devraient permettre d’établir les droits effectivement enregistrés sur ce site de l’axe Manguredjipa-Bandulu et de dissiper les éventuelles contestations.
En attendant une communication officielle, les opérateurs congolais concernés continuent de réclamer la transparence sur les titres et autorisations qui auraient permis l’accès de ce convoi au site aurifère.
Diddy Mastaki