Les activités socio-économiques ont été paralysées dans certains quartiers de la ville de Goma dans la matinée et l'après-midi du mardi 26 mars 2024 à cause de l'enterrement d'un jeune patriote Mzalendo de la faction des combattants de l'UPCRN, actifs dans le territoire de Nyiragongo depuis la création du corps de réserve de l'armée.
Dans la matinée, plusieurs groupes du Wazalendo ont perturbé la circulation dans la partie nord de la ville en se rendant à la morgue de l'hôpital provincial du Nord-Kivu pour récupérer le corps d'un des leurs tombé sur le champ de bataille la semaine dernière.
Durant leur cortège funèbre, ces jeunes patriotes, qui soutiennent les forces loyalistes dans leur lutte contre les rebelles du M23, ont tiré plusieurs balles.
Toutes les boutiques situées le long de l'hôpital provincial de Goma sont restées fermées. En cause, le même Wazalendo qui préparait depuis samedi dernier l'enterrement d'un des leurs à la morgue de l'hôpital.
La même situation était perceptible tout au long de l'artère Instigo-Kihisi, où plusieurs petits commerçants le long de la route, y compris des vendeurs de carburant, ont perdu plusieurs de leurs marchandises saisies par le Wazalendo.
Des motos ont également été emmenées de force vers des destinations inconnues, et plusieurs personnes ont été battues, dont un étranger blanc qui faisait des affaires à Majengo.
Cette situation est décriée par les habitants de Goma, dont certains commencent à considérer la présence du Wazalendo comme une menace pour leur sécurité et demandent à Kinshasa de prendre des précautions pour gérer ces différentes factions armées. En effet, plusieurs d’entre-elles ont fait l'objet de plusieurs plaintes de la population pour harcèlement et violations des droits de l'homme, en particulier des femmes, dans les zones où il y a une forte concentration d'hommes armés.
Diddy MASTAKI, Goma