Dans la province de l'Ituri, ils ont été enterrés dans des conditions inhumaines. Il s'agit des victimes des atrocités commises par les miliciens de la Coopérative pour le Développement du Congo (CODECO) dans le secteur de Banyali-Kilo, territoire de Djugu.
Au nombre de vingt-trois (23), ces hommes, femmes et enfants ont été inhumés sans cercueil, a fait savoir le président de la communauté Akongo qui regroupe le peuple Nyali Kilo. D'après le docteur Vital Tungulo, le manque des moyens financiers est la principale raison.
« Les gens, des humains Congolais, ont été inhumés sans cercueil avec des herbes. A notre niveau nous comprenons combien nous sommes négligés. La vie d'un être humain dans la province de l'Ituri est sacrifié », a-t-il déclaré.
Dans le milieu, le danger reste permanent a-t-il déclaré, difficile d'accéder les zones pour la récupération d'autres corps faute de la présence des miliciens dans cette partie Nord de la ville de Bunia, dans la zone minière. Le docteur Vital Tungulo président de cette communauté plaide auprès des autorités sécuritaires de mettre toutes les dispositions nécessaires pour permettre à la communauté la récupération des corps de ces victimes pour un enterrement digne et sécurisé.
Dans le secteur de Banyali-Kilo, un calme précaire règne dans cette partie du territoire de Djugu. Il y a peu, plus d'une dizaine de civils ont été tués dans la région minière. Selon le rapport de la société civile, près de quarante (40) morts ont été enregistrés, a affirmé l'Ir Dieudonné Lossa.
L'armée dans sa version présente le fait comme attaques et représailles entre deux groupes armés dont la Coopérative pour le Développement du Congo (CODECO) et le mouvement d'autodéfense Zaïre qui selon le porte-parole de l'armée sont devenues
monnaie courante dans le territoire de Djugu.
Le lieutenant Jules Ngongo juge de trop les appels aux sapeurs-pompiers. Ce service de défense pense que la solution pour l'instant est la punition dite châtiment de la République contre ces deux groupes antagonistes. D'après le porte-parole du secteur opérationnel de l'Ituri, il n'est plus temps de parler mais plutôt d'agir.
Joël Heri Budjo