La vague de violence qui frappe Kinshasa continue de semer terreur et chaos dans la capitale congolaise. Après les récents assassinats de deux conducteurs de moto à Gombe, d'un magistrat à N'sele, et d'un jeune motard à Ngaliema, un agent de l'Agence nationale des renseignements (ANR) a été abattu chez lui.
Mardi 9 juillet, au croisement des avenues Lititi et Lokolo, au quartier Matadi Kibala de la commune de Mont Ngafula, un drame effroyable a eu lieu. L'agent de l'ANR, connu sous le nom de papa Golias, a été victime d'une attaque violente à son domicile. Selon sa fille, des assaillants armés ont fait irruption et exigé de l'argent, fouillant minutieusement la maison avant de s'engager dans une discussion fatale avec leur père.
"Il y a eu une discussion avec papa au couloir, on ne sait pas au juste ce qui se passait. On a entendu un coup de feu. Et nous, quand on cherchait à localiser papa, parce qu'on ne l'entendait plus, on l'a trouvé allongé dans un bain de sang", a déclaré la fille de la victime, évoquant l'horreur de la scène.
Le général Blaise Kilimba Limba, chef de la police nationale congolaise à Kinshasa, a révélé que les autorités avaient été alertées trop tard pour agir efficacement. Malgré l'arrivée de quatre jeeps de police sur les lieux, les assassins avaient déjà fui. Cet assassinat est le cinquième en une semaine, selon les informations de la police.
Cette série de meurtres plonge la population de la capitale dans la peur et l'inquiétude. Les habitants de Kinshasa réclament justice et sécurité alors que l'ombre des assassins plane toujours sur la ville, semant le doute et l'effroi dans les esprits.
Par ailleurs, les autorités sont sous pression pour identifier et arrêter les coupables de ces actes barbares, d’autant plus qu’il y a quelques jours, le ministre de la justice Constant Mutamba annonçait que ceux qui sèment la terreur dans la capitale Kinshasa vont être traqués et sanctionnés selon la loi.
Parallèlement, la police a mis à la disposition de la population kinoise quatre (4) numéros pour le contacter directement pour des interventions rapides de la population en cas d’insécurité dans la capitale congolaise.
KMC