Le sénateur Remo Yossa Michel se dit choqué de voir les tragédies qui continuent à frapper les communautés Ituriennes. Réaction parvenue au lendemain des massacres des dix civiles tôt la matinée du mardi 17 septembre à Fataki, dans le territoire de Djugu.
« Nous vous interpellons aujourd’hui avec cette vérité amère que nous partageons tous [ Tuache kitu ile ] il est temps de laisser ces vieilles querelles derrière nous. Cela fait des années que nous évoquons nos divisions et nos blessures, qui ne nous conduisent nulle part, sauf au bord de l’abîme", explique cet élu des élus.
À en croire le sénateur, depuis que ces conflits sévissent, l’Ituri souffre et se consume dans une spirale de haine et de violence. Remo Yossa Michel optimiste, croit cependant que, là où il y a des défis, il y a aussi des opportunités pour se relever.
« Nous devons comprendre que notre véritable force réside dans l'unité. C'est en nous unissant, en mettant de côté nos différends ethniques et communautaires, que nous pourrons redresser la tête et reconstruire une Province respectée, prospère et en paix », Indique-t-il.
Des poursuites judiciaires ne sont pas à exclure dans cette situation qui perdure depuis 2017. Remo Yossa Michel de part son combat dans la recherche des solutions auprès des décideurs, voire sa demande d'encouragement envers toutes les initiatives allant dans le sens de la restauration de la paix durable dans la province, préviens des Miliciens qui endurent la souffrance des Ituriens.
« A tous ces jeunes égarés de différents groupes armés qui continuent encore à semer la désolation dans la province, qu'ils sachent qu'un jour chacun répondra de ses actes devant la justice, car rien ne restera impuni », affirme-t-il.
Ces actes font de nous un peuple qui semble se perdre dans la haine, plutôt que de s’élever dans l’unité, déplore-t-il avant d'appeler les peuples Ituriens à l’unité pour le développement de notre la province.
« Refusons la haine, rejetons la violence, et travaillons ensemble pour que notre province renaisse. Il est temps que nous changions le récit sur l'Ituri. Il est temps de prouver que nous sommes capables de nous aimer et de nous protéger les uns les autres. De ce fait. Nous vous exhortons, nos frères et sœurs, à réfléchir à cette triste image qui nous colle désormais (sanguinaire).
« Tu tues celui que tu trouves devant toi directement, sans même y réfléchir, sans te souvenir que cet homme, cette femme, ce jeune, est ton frère, ta sœur », conclut-il.
Signalons que, les dix (10) civils massacrés en territoire de Djugu ont été enterrés dans une fosse commune mardi 17 septembre 2024 dans le secteur de Walendu-Djatsi, au nord de la province de l'Ituri.
Joël Heri Budjo, Bunia