Le Secrétaire Général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix et le gouverneur militaire de la province de l'Ituri ont passé en revue la situation sécuritaire et humanitaire de la province de l'Ituri.
Jean-Pierre Lacroix et le Lieutenant-Général Johnny Luboya N’kashama se sont entretenus l'après-midi du jeudi 19 septembre 2024 au gouvernorat de la province, quelque temps après l'arrivée de ce haut représentant des nations unies au chef-lieu de l'Ituri.
« Il y a encore des défis, beaucoup d’évènements qui confirment que la situation sécuritaire et humanitaire en Ituri demande encore nos efforts communs », a déclaré Jean-Pierre Lacroix à Bunia.
La poursuite des efforts communs pour ramener la paix dans cette province sollicitée par Lacroix, c'est notamment de suite de regain de violences armées qui s'observent à l'intérieur de la province, après plusieurs mois d’accalmie.
« Je dirais tout simplement non seulement la poursuite, mais aussi le renforcement du travail commun avec Monsieur le gouverneur que je remercie et m’a expliqué les derniers développements de la situation », a-t-il poursuivi.
Jean-Pierre Lacroix met l'accent sur la continuité de la coopération très étroite avec le gouverneur et les autorités provinciales, pour répondre à ces défis sécuritaire et humanitaire, comme ce qui se fait au niveau humanitaire notamment avec la protection des personnes dans les camps des déplacés.
« La réponse aux défis sécuritaires, comme on a fait encore récemment en liaison avec les FARDC avec des succès. Donc, c’est la direction qu’il faut prendre et nous sommes déterminés à continuer ce travail », a renchéri à la presse Jean-Pierre Lacroix.
Depuis le début de la semaine, il faut signaler que la situation sécuritaire s'est dégradée au nord du chef-lieu de la province de l'Ituri où, en termes de dégâts humains, près de 40 civils ont été tués par des miliciens des groupes armés CODECO et Zaïre, dans le territoire de Djugu.
Un regain de tension qui ravive les divisions communautaires qui pourtant, commençaient déjà à s’estomper, à la suite des dialogues inter et intracommunautaires initiés par les autorités provinciales, avec l’appui de la MONUSCO.
En plus de la pression militaire exercée par les forces armées de la RDC (FARDC) et les casques bleus de la MONUSCO. Au point où, sur une année, ce sont quelques 755,508 déplacés de guerre qui sont déjà retournés dans leurs milieux d’origine, des sources humanitaires et officielles, note Jean-Tobi Okala chargé de communication électronique et l'information publique MONUSCO Bunia et Beni.
Ce vendredi, Jean-Pierre Lacroix effectuera une visite de terrain au cours de laquelle il va rencontrer des déplacés pour s’informer de leurs conditions de vie et des moyens de leur protection, a-t-on appris.
Joël Heri Budjo, Bunia