La ville de Goma, capitale du Nord-Kivu, continue de faire face à une insécurité galopante. Dans la nuit du dimanche 29 septembre 2024, un homme a été froidement abattu par des individus armés non identifiés dans le quartier Kasika, avenue Itala, situé dans la commune de Karisimbi.
Selon les témoignages recueillis sur place, l'attaque a eu lieu aux alentours de 1h du matin du lundi 30 septembre. Les assaillants, lourdement armés, ont pénétré dans l'avenue Itala avec un objectif bien précis : exécuter la victime. « Ils ne sont pas venus pour voler ou intimider, mais pour achever cet homme », confie une source locale sous couvert d’anonymat.
La victime, dont l'identité n'a pas été officiellement dévoilée, serait un leader influent dans le groupement Muja, territoire de Nyiragongo.
Les habitants du quartier Kasika sont plongés dans la peur et l'indignation après cette nouvelle attaque. Ils se disent incapables de comprendre comment l'insécurité continue de régner dans une ville qui abrite de nombreuses forces de sécurité, notamment des éléments de l'armée Congolaise (FARDC) et de la Police Nationale Congolaise (PNC).
« Nous vivons dans la terreur. Il y a des patrouilles militaires partout, mais cela n'empêche pas les bandits de circuler librement la nuit. Nous ne sommes plus en sécurité », explique un résident du quartier, visiblement très inquiet.
Les habitants appellent les autorités locales à renforcer les dispositifs sécuritaires dans les zones les plus sensibles de la ville.
« Nous demandons que des policiers soient déployés de manière permanente dans notre quartier pour nous protéger. Ce genre d'actes ne devrait pas se répéter », a déclaré un voisin proche de la victime.
Ce n'est pas la première fois que Goma enregistre un tel drame. Ces dernières semaines, la ville a été le théâtre de plusieurs meurtres violents. Le cas le plus récent est celui du coordonnateur de la radio Maria, assassiné dans des circonstances similaires dans le quartier Ndosho, il y a quelques jours. Ce cycle de violence semble indiquer que des réseaux criminels bien organisés opèrent en toute impunité, malgré la présence de forces de l'ordre.
La population s'interroge sur l'efficacité des mesures prises par les autorités pour garantir la sécurité des citoyens. Certains dénoncent un manque de coordination entre les services de sécurité et un sous-effectif policier incapable de couvrir tous les quartiers de la ville.
Gloiredo Ngise, Goma