Des tensions ont éclaté dans le village de Mungamba, situé dans le territoire d'Irumu, en Ituri après la mort tragique de deux (02) civils, dont un jeune garçon, tués dans des circonstances impliquant des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Selon les témoignages des habitants, les militaires sont accusés d'être responsables de ces décès.
Le drame s'est produit dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 septembre 2024, aux alentours de 23 heures, dans le quartier Mabangifo. D'après le frère de l'une des victimes, qui a réussi à s'échapper, un groupe d'hommes armés portant des tenues militaires et s'exprimant en lingala aurait exigé des informations sur des plantations de cacao. « Pendant la dispute, ils ont tiré sur mon petit frère. J'ai réussi à m'enfuir », a-t-il expliqué.
Le lendemain, alors que des jeunes transportaient le corps de la victime vers le centre de Mungamba en chantant, ils ont été pris pour cible par des tirs provenant d'un camp militaire situé à proximité. Plusieurs coups de feu ont été tirés, blessant plusieurs manifestants. Un autre civil a succombé à ses blessures à l'hôpital, portant à deux le nombre de morts.
Sous le choc et la colère, la population a érigé des barricades, bloquant la Route nationale 4 reliant Komanda à Mambasa. La circulation n'a pu reprendre que dans l'après-midi du dimanche 29 septembre, après que les corps des victimes ont été transférés à la morgue de Bunia. Les manifestants exigent justice et réclament des compensations pour les familles des victimes.
Christophe Munyanderu, coordonnateur de la CRDH (Convention pour le respect des droits humains) à Irumu, a fermement condamné ces actes de violence attribués à des éléments incontrôlés des FARDC. II a appelé à l'ouverture d'une enquête indépendante pour établir les responsabilités et faire justice.
Christophe Munyanderu, à travers un communiqué, a exhorté les autorités militaires à agir rapidement pour éviter que de telles atrocités ne se reproduisent.
Gloiredo Ngise, Goma