Des civils sans armes ont une fois de plus été victimes des violences armées qui ont éclaté dans le territoire de Nyiragongo, au Nord-Kivu, en République démocratique du Congo le jeudi 7 novembre, laissant un lourd bilan : un civil tué et trois autres personnes grièvement blessées, selon Thierry Gasisiro, rapporteur technique de la société civile de Nyiragongo.
Le drame s'est déroulé alors que des habitants se rendaient à leurs champs, une activité quotidienne ubsistance. Pour assurer Gasisiro a expliqué que ces personnes ont été prises dans une embuscade des éléments armés assimilés à l'armée rwandaise.
« Un des habitants, surpris dans son trajet vers son champ, a été attaqué par les militaires Rwandais tués, puis son corps a été calciné dans un four de la braise. Ce n'est qu'après une accalmie que son corps a été retrouvé, complètement brûlé », a-t-il précisé.
Ces incidents viennent rappeler la précarité et l'insécurité qui règnent dans cette région frontalière, où les populations
civiles sont souvent les principales victimes des conflits armés.
« Quand il y a la guerre, c'est toujours la population qui en paie le lourd tribut », a déploré Gasisiro.
Et de poursuivre : « C'est regrettable de voir des pères famille perdre les principales victimes des conflits armés. Quand il y a la guerre, c'est toujours la population qui en paie le lourd tribut », a déploré Gasisiro.
Selon lui, « C'est regrettable de voir des pères de famille perdre la vie en essayant simplement de subvenir aux besoins de leurs proches ».
La situation à Nyiragongo soulève de vives inquiétudes parmi les résidents et les organisations de défense des droits humains, qui appellent à une intervention rapide pour assurer la sécurité des populations civiles et prévenir de nouvelles violences.
Diddy MASTAKI