Dans un tweet du Bureau d'Etat aux Affaires Africaines du 08 novembre, les États-Unis d'Amérique ont appelé le Rwanda à retirer immédiatement tout le personnel et l’équipement des Forces de défense Rwandaise (RDF) de la République démocratique du Congo (RDC), y compris les systèmes de missiles sol-air. Washington demande également la fin des perturbations GPS présumées dans la région.
Depuis le 20 octobre, la situation sécuritaire dans l'est de la RDC s'est considérablement détériorée avec des violations du cessez-le-feu par le groupe armé M23 qui, selon les États-Unis d'Amérique, est soutenu par le Rwanda. Le M23, actif dans la province du Nord-Kivu, est déjà frappé de sanctions par les États-Unis d'Amérique et l’ONU pour son rôle dans les violences qui frappent les populations civiles.
Le territoire de Walikale, dans le Nord-Kivu, a particulièrement souffert des récentes avancées militaires du M23, obligeant des milliers de civils à fuir leurs foyers. En réaction, les États-Unis appellent le groupe rebelle à « cesser immédiatement les hostilités et à se retirer de ses positions ».
La diplomatie Americaine réitère ainsi son exigence envers le Rwanda de retirer tout personnel et équipement militaire de la RDC et de cesser les interférences GPS dans cette région. Ces actions, perçues comme des provocations, contribuent, selon Washington, à exacerber un climat déjà tendu et à compromettre la paix fragile.
En outre, le message des États-Unis d'Amérique met en lumière la complexité du conflit et l’importance d’une implication internationale pour résoudre cette crise qui perdure dans l'est de la RDC. Le gouvernement Congolais appuyé par diverses ONG locales et internationales, appelle depuis longtemps la communauté internationale à condamner plus fermement le soutien présumé du Rwanda au M23.
Le président Félix Tshisekedi a salué l’initiative Americaine, tout en soulignant que des actions concrètes devront suivre ces appels pour garantir un retour durable à la paix. Les observateurs espèrent que la pression Americaine pourrait relancer les efforts de désescalade et favoriser des pourparlers entre les parties concernées.
Avec l’implication renouvelée des États-Unis d'Amérique à seulement quelques jours de la réélection de Donald Trump, la RDC et ses partenaires régionaux et internationaux espèrent une issue rapide au conflit pour éviter une aggravation de la crise humanitaire, déjà critique dans la région.
Diddy MASTAKI