Une panique à régné dans la nuit de dimanche à ce lundi 18 novembre dans plusieurs villages de la chefferie des Babila-Bakwanza, en territoire de Mambasa. A la base, l'incursion des supposés combattants ADF autour de 22heures dans cette partie de la province de l'Ituri.
Matolo, Bawenzi et Mekanya sont des villages qui ont été visés par ces territoires qui sont devenus de plus en plus actifs dans la région. À en croire la Nouvelle Société Civile Congolaise en territoire de Mambasa, cette attaque simultanée s'est soldée par le pillage de plusieurs maisons d'habitation et kiosques par ces terroristes.
« Encore une fois de plus, les habitants du village Matolo et ses environs ont été visités par les rebelles ADF dans la nuit du dimanche au lundi 18 novembre, 2024 vers 22h. Les villages visités sont Matolo, Bawenzi et Mekanya dans le groupement Bakwanza de la chefferie des Babila-Bakwanza, en territoire de Mambasa à près de 12h de marche à pied de Bahaha Centre, le chef-lieu de ladite Chefferie », indique Maître Jospin Paluku Mbowa.
Faisant mention d'incursion du 24 mars, 2024 où le Chef du village Matolo, sa femme, ses enfants et une cinquantaine de ses habitants ont été pris en otage par ces ADF. Jospin Mbowa affirme que les habitants de ces villages qui sont majoritairement agriculteurs de cacao vivent sous le rythme de la « terreur » depuis quatre ans et aucun agent de l'ordre n'a pu mettre ses pieds dans cette partie du territoire de Mambasa sous état de siège.
« Nous sommes contents parce que le gouverneur militaire de l'Ituri sera ce mardi à Mambasa Centre et ça sera une occasion pour nous de lui dire que, jusqu'ici il a failli dans sa mission et nous serons très curieux d'entendre ce que le gouvernement de l'état de siège a comme stratégie pour éradiquer les rebelles ADF dans l'ensemble du territoire de Mambasa », a-t-il déclaré.
Signalons que, le territoire de Mambasa fait face à l'activisme des terroristes ADF qui, au-delà des pillages des biens de la population, ils tuent les civils dans la chefferie des Babila-Bakwanza.
Joël Heri Budjo