La tension est montée d'un cran à Kinshasa ce mercredi lorsque la police nationale a intercepté la marche de Sursaut National, une plateforme qui regroupe l'opposition et des membres de la société civile.
Destinée à s'opposer à la révision constitutionnelle, la mobilisation a été réprimée au rond-point Ngaba, empêchant les militants de s’engager sur l’avenue Université comme prévu. La pluie de drapeaux et des chants d’appel à la résistance se sont vite heurtés à un cordon policier déterminé à faire respecter ce qui a été qualifié d’« interdiction de rassemblement ».
Les éléments des forces de l'ordre, en grand nombre, ont bloqué l’avenue, empêchant ainsi toute avancée des manifestants qui espéraient faire entendre leur voix contre les changements constitutionnels envisagés.
Sur place, Delly Sesanga, figure emblématique de l'opposition, n'a pas caché sa colère face à cette répression. Dans une déclaration faite devant la presse, il a appelé la population à « se lever » et à « braver la peur » pour faire barrage à cette initiative qui, selon lui, menace les fondements démocratiques du pays.
« Levez-vous ! Bravez la peur, nous faisons la campagne de sensibilisation pour que tous les Congolais se lèvent comme un seul homme pour que cette initiative de changement de la constitution ne passe pas », a-t-il clamé, accompagné d’Ados Ndombasi, coordonnateur du mouvement Alternative 2028.