Les affrontements se poursuivent dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Le mardi 03 décembre, les combats ont repris tôt le matin dans le sud du territoire de Lubero, opposant les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, aux FARDC appuyées par les résistants Wazalendo. Une situation qui plonge une fois de plus les civils dans la terreur.
Il était 4h 30 du matin lorsque les premières détonations ont retenti dans la région. Les combats se sont intensifiés dans plusieurs localités, notamment Matembe, Kibabi, Kinigi et Bufaransa.
À Alimbongo, les habitants décrivent un climat de panique. Un témoin local rapporte : « C’est depuis 4h 30 que nous avons entendu de fortes détonations. Tout le monde est terré chez soi, et les combats semblent s’intensifier. Nous craignons pour nos vies ».
Le M23 a une fois de plus ciblé des zones civiles. Selon des témoins, des bombes attribuées aux rebelles ont touché des habitations dans le village d'Alimbongo, causant des dégâts considérables. Une source médicale de Kitsombiro a confirmé que quatre (04) personnes, dont deux (02) enfants, ont été blessées dans ces bombardements.
Pendant ce temps, les FARDC et leurs alliés Wazalendo poursuivent leur contre-offensive. Des combats acharnés sont signalés dans les zones stratégiques, notamment à Matembe et Kibabi. Bien que non confirmées officiellement, des sources locales indiquent que les pertes humaines pourraient être élevées des deux (02) côtés.
La population civile paie un lourd tribut. Dans les localités touchées par les combats, des milliers d’habitants fuient vers des zones supposées plus sûres, aggravant une crise humanitaire déjà critique. Les ONG locales appellent à une intervention rapide pour fournir des secours d’urgence.
Cette escalade de violences souligne l’urgence d’une solution durable à la crise dans l’Est de la RDC.
Diddy MASTAKI