Les rebelles du Mouvement du 23 Mars (M23) occupent des nouveaux villages dans le sud du territoire de Lubero, en province du Nord-Kivu, dans la partie Est de la RDC. Cette occupation a créé une psychose dans les entités environnantes. L’administrateur militaire de Lubero apaise la population et appelle au soutien aux forces de défense et de sécurité.
Les violents affrontements entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et le M23, ont été signalés au village Mathembe, dimanche 15 décembre. A l’issue des combats, Mathembe a été réoccupé par les rebelles.
Selon les sources sécuritaires et administratives dans la zone, Mathembe était sous contrôle des FARDC avant sa chute. « Les FARDC se sont retournées dans leurs positions initiales où ils étaient avant Mathembe », renseignent-elles.
Des sources de la société civile dans le sud de Lubero parlent également de l’avancée le lundi 16 décembre du M23 de Vutsorovya à Alimbongo. Cette progression a mis la population de la commune rurale de Lubero, située à une quarantaine de Km de la ville de Butembo, dans la panique. Des mouvements des habitants sont au même moment signalés à Mambasa et Kitsombiro, agglomérations voisines de Mathembe.
Appel à l’apaisement
Le colonel Kiwewa Mitela Alain parle d’une situation préoccupante. Il appelle la population à l’apaisement et à l’appui aux Forces de défense et de sécurité.
« A cette population d’avoir confiance en nos forces de défense et de sécurité. Ce problème de l’insécurité, au niveau actuel, n’est plus un problème d’une seule personne ou de l’armée, de la présidence, de la Première ministre. Maintenant, c’est l’affaire de tout le monde. Tout le monde, à son niveau, doit savoir appuyer ou assister nos forces de défense et de sécurité », a-t-il rassuré.
Les affrontements entre le M23 et les forces gouvernementales de la RDC se poursuivent en violation du cessez-le-feu instauré dans le cadre du processus de Luanda, lequel vise à rétablir la paix dans l’Est de Congo-Kinshasa.
Martin Leku