Une psychose généralisée s’est installée le matin du mardi 17 décembre à Lubero-Centre, dans le Nord-Kivu, alors que les rebelles du M23 poursuivent leur avancée vers la localité stratégique d’Alimbongo. La tension monte d’un cran dans la région, marquée par un mouvement massif de populations fuyant les combats. Des habitants sont signalés en déplacement vers Mambasa, Kitsombiro, Lubango, Katondi, et même Lubero-Centre.
Une source militaire confirme toutefois que des renforts ont été mobilisés du côté des FARDC pour contrer cette offensive. La situation reste toutefois volatile alors que les rebelles continuent leur progression.
Mukosabay Djelo, un Congolais qui suit de près cette nouvelle escalade des violences, a exprimé ses inquiétudes : « Les FARDC doivent s’imposer et stopper cette aventure avant que ces rebelles ne récupèrent le chef-lieu du territoire de Lubero. Sinon, ils auront encore le point d’imposer une négociation avec Kinshasa ».
Ce nouvel épisode d’insécurité ravive les craintes d’une escalade dans la région, déjà lourdement éprouvée par des années de conflits armés. Les populations civiles, premières victimes des affrontements, espèrent une réponse ferme des autorités pour éviter que le territoire de Lubero ne tombe aux mains du M23.
Diddy MASTAKI