La situation sécuritaire dans le territoire de Masisi reste préoccupante, marquée par des affrontements violents entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les milices locales des Wazalendo, et les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), soutenus par le Rwanda selon les Nations-Unies.
Depuis le matin du vendredi 03 janvier, des combats intenses sont signalés dans plusieurs localités, notamment à Nyabyara, Munpfungulu et Ndopfu, dans la localité de Kahira. En groupement Mufunyi Shanga, les affrontements se poursuivent sur les collines de Kashingamutwe et Ndumba, théâtre de violents échanges de tirs.
Nos sources locales rapportent également un incident tragique survenu à Renga, où une bombe, présumée larguée par les forces du M23-RDF, a causé la mort à deux femmes et blessé deux autres personnes. Ces dernières ont été ramenées d'urgence dans une structure sanitaire de la région pour y recevoir des soins.
La population civile, prise entre les feux croisés, continue de payer le prix de ces affrontements. Nombreux d'entre eux se dirigent dans des zones jugées plus sûres, tandis que les acteurs humanitaires peinent à accéder aux zones touchées pour apporter une assistance aux victimes.
Les autorités Congolaises appellent la communauté internationale à intensifier la pression sur le Rwanda et à soutenir les efforts militaires pour restaurer la paix dans cette région, où des centaines de milliers de personnes vivent dans la peur et l'incertitude.
La guerre dans l'Est de la RDC, alimentée par des enjeux géopolitiques et économiques, reste une tragédie humanitaire qui nécessite une réponse urgente et coordonnée à l'échelle nationale et internationale.
Diddy MASTAKI