La capture de Katale, une localité située à seulement 12 kilomètres de Masisi-Centre, par les forces du M23/AFC-RDF, fait craindre une progression rapide vers ce chef-lieu stratégique du territoire de Masisi. Cette avancée militaire renforce la pression sur la région et pose une menace directe pour les habitants, selon l’alerte donnée par Juvenal Munubo, député national.
Dans une déclaration publique, ce parlementaire a souligné l’urgence d’une réponse coordonnée des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et des groupes de résistants patriotes.
« Il est urgent que les FARDC et les patriotes résistants redoublent d'énergie pour les repousser et pacifier l'Est », a écrit Juvenal Munubo dans un message relayé sur les réseaux sociaux.
Cette situation met également en péril la sécurité du territoire voisin de Walikale, accentuant l’instabilité dans une région déjà marquée par des violences prolongées. Les populations locales, prises en étau entre les affrontements, craignent des déplacements forcés et des exactions supplémentaires.
La prise de Katale intervient dans un contexte où le M23, appuyé par des éléments identifiés comme étant liés à l’armée Rwandaise (RDF), poursuit une stratégie offensive dans plusieurs localités de l’Est du pays. Cette dynamique alimente des tensions diplomatiques entre Kinshasa et Kigali, aggravant une crise sécuritaire qui perdure depuis des décennies.
Face à cette escalade, des voix s’élèvent pour demander une mobilisation nationale et internationale en vue de restaurer la paix dans l’Est de la RDC. Les appels à un renforcement des moyens pour les FARDC et à une solidarité entre Congolais se multiplient, tandis que des initiatives diplomatiques sont attendues pour désamorcer le conflit.
En attendant une solution durable, les habitants de Masisi-Centre et des zones environnantes vivent dans l'incertitude, redoutant que la menace ne se transforme en une nouvelle vague de violences.
Diddy MASTAKI