Dans la province de l'Ituri, les violons ne s'accordent plus entre forces vives et des éléments du 3203ᵉ régiment des FARDC basé à Biakato chef-lieu de la chefferie de Babila-Babombi dans le territoire de Mambasa.
La synergie de la société civile et activiste des droits de l'homme dénonce dans le chef de ces éléments, de tracasseries sur des routes agricoles, la passivité dans les opérations militaires et la sécurisation des populations locales dans cette partie de la République Démocratique du Congo.
Face à cette situation déplorée par des structures citoyennes Peresi Mamboro invite le commandant du secteur opérationnel Sokola 1 Grand Nord à initier à Biakato un dialogue franc entre les activistes des droits humains de la chefferie des Babila- Babombi, et le commandement du régiment basé sur place.
« Le dialogue pourra redynamiser le mariage civilo- militaire déjà refroidi» a-t-il déclaré.
Il sied de rappeler que du 09 au 11 janvier 2025, 3 jours de grève sèche ont été déclenchés par la synergie des structures citoyennes de cette partie Sud de la province de l'Ituri pour réclamer le départ du commandement de ce régiment des FARDC , de la police nationale congolaise , de l'agence nationale des renseignements et de celui de la direction générale de migration , qui d'après la société civile, n'ont pas su éradiquer le banditisme nocturne caractérisé par la fusillade des civils et le pillage de leurs biens.
Outre ces recommandations formulées dans une lettre adressée aux autorités compétentes, la société civile a aussi sollicité la délocalisation des Wazalendo pré-cantonnés dans l'Est de Biakato, pour Mambasa-centre.
Joël Heri Budjo