L’Organisation des Nations-Unies relocalise temporairement son personnel non essentiel de la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). La mesure fait suite à l’intensification des combats entre les Forces Armées de la RDC et les rebelles du M23 autour de Goma.
Selon un communiqué de presse du samedi 25 janvier 2025, la relocalisation concerne le personnel administratif et d'autres qui peuvent accomplir leurs tâches depuis un autre lieu. Elle fait suite de la détérioration de la situation sécuritaire au Nord-Kivu et vise à garantir la sécurité du personnel tout en maintenant les opérations essentielles de l’ONU dans la province.
Engagement humanitaire de l’ONU
Le communiqué indique que cette relocalisation n’affecte en rien l’engagement des Nations-Unies à fournir une aide humanitaire en collaboration avec leurs partenaires humanitaires et les autorités nationales mais aussi à protéger les civils au Nord-Kivu contre toute menace.
« Le personnel essentiel reste sur le terrain pour assurer la continuité des opérations critiques, telles que la distribution de l’aide alimentaire, l’assistance médicale, l’hébergement et la protection des communautés vulnérables », note-t-il.
La relocalisation temporaire du personnel sera réévaluée en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire, dans l’objectif de restaurer pleinement la présence dès que les conditions le permettront. Les Nations-Unies réaffirment leur engagement pour la paix, la stabilité et au développement dans la région.
Contexte sécuritaire de la mesure
La situation sécuritaire reste tendue autour de la ville de Goma depuis jeudi 23 janvier. Des violents affrontements se poursuivent entre les Forces Armées de la RDC et les rebelles du Mouvement du 23 Mars (M23) sur les axes Kasengesi-Mubambiro, à Sake, en territoire Masisi et Kanyamahoro-Kibumba, dans celui de Nyiragongo, à quelques kilomètres de Goma.
L’armée Congolaise appuyée par les combattants d’autodéfense Wazalendo, les casques bleus de MONUSCO et les soldats de la force de la SADC, SAMI-RDC, tente de libérer Mubambiro et Matcha de l’occupation rebelle.
Ces combats ont aggravé la situation humanitaire à Goma et ses environs où près d’un million de personnes ont trouvé refuge, sans assistance.
Martin Leku