Depuis le 15 janvier 2025, un voile de terreur s'est abattu sur le Baswagha et le Bapere, dans le Nord-Kivu, où les Forces Alliées et Démocratiques (ADF) ont perpétré des actes de violence inimaginables, laissant au moins 70 morts dans leur sillage.
Des femmes et des enfants comptent parmi les victimes. Ce tableau sinistre prend forme avec la découverte, réalisée par des agriculteurs, de dépouilles abandonnées dans la brousse mardi dernier.
La société civile locale tire la sonnette d'alarme, rapportant la découverte macabre d'une vingtaine de corps sans vie à Masinza, une localité du groupement Manzia dans la chefferie des Baswagha, territoire de Lubero. Les responsables de ces atrocités, selon les informations disponibles, ne sont autres que les rebelles de l'ADF.
Vuyinga Moïse Kahuyu, rapporteur de la société civile de Vuyinga, exprime une inquiétude profonde face à la désolation qui étreint Masinzi, où ces actes barbares ont eu lieu. Sans détour, il pointe du doigt les ADF pour ces crimes contre des civils innocents.Il exhorte les autorités à restaurer l’autorité de l’État dans ces zones meurtries.
"Nous, société civile de Baswagha et Bapere, demandons aux autorités compétentes, surtout militaires, de renforcer la coalition FARDC-UPDF pour que la population puisse retrouver un semblant de paix", souligne-t-il, tout en espérant un retour à la normale pour que les habitants puissent reprendre leurs activités quotidiennes en toute sécurité.
Ces événements tragiques paralysent toute reprise des activités socioéconomiques dans plusieurs villages de la région. Ce cycle incessant de la violence oblige de nombreux résidents à fuir vers ville de Butembo, jugée relativement plus sûre.