Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu, est aujourd’hui le symbole d’une tragédie humaine d’une ampleur inédite. Entre le 26 et le 30 janvier 2025, des affrontements violents entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les rebelles du M23, appuyés par l’armée Rwandaise, ont plongé la ville dans le chaos.
Selon les Nations-Unies, plus de 2000 victimes ont été enterrées en urgence à travers la ville. Dans les morgues surchargées, près de 900 autres corps attendent encore d’être identifiés ou inhumés. Ces chiffres, déjà terrifiants, ne tiennent pas compte des cadavres encore éparpillés dans les rues ou sous les décombres.
La situation humanitaire à Goma est catastrophique. Des milliers de blessés luttent pour survivre dans des structures médicales débordées, tandis que les habitants tentent de faire face à des pénuries d’eau, d’électricité et de soins de base. Le conflit a poussé des milliers de familles à fuir, transformant la région en un vaste camp de déplacés.
Au-delà des pertes humaines, les témoignages recueillis par les observateurs sur le terrain font état de crimes graves : exécutions sommaires, viols, pillages… Les violations des droits humains se multiplient, alimentant la colère et l’inquiétude au sein de la communauté internationale.
Les implications de cette flambée de violence dépassent largement les frontières de la RDC. La région des Grands-Lacs se retrouve une fois de plus au bord du gouffre, entre tensions diplomatiques et luttes d’influence. Les appels à une cessation immédiate des hostilités se multiplient, tandis que des efforts de médiation sont engagés pour tenter d’éviter une escalade encore plus meurtrière.
En attendant, les habitants de Goma survivent dans l’incertitude et la peur. L’aide humanitaire devient une course contre la montre pour éviter une catastrophe encore plus profonde. La communauté internationale est face à un choix crucial : agir immédiatement ou laisser cette tragédie s’aggraver dans l’indifférence.
Diddy MASTAKI